Une nouvelle technologie améliore le processus de production d’éthanol
23.6.2007 par N.M..
Ethanol GreenField : nouvelle technologie améliorant le processus de production d’éthanol
Saint-Romuald (Québec), 21 juin 2007 - Ethanol GreenField, le principal producteur d’éthanol au Canada, a annoncé qu’il a procédé à la démonstration réussie d’une nouvelle technologie qui améliorera considérablement le processus de production d’éthanol.
Dans le cadre d’un projet réalisé à son usine de Tiverton, en Ontario, GreenField s’est joint à la firme québécoise Vaperma afin d’étudier et de démontrer la technologie des membranes. La membrane de Vaperma permet de supprimer plus de 40 pour cent d’eau d’un mélange d’alcool et d’eau, produisant ainsi de l’éthanol-carburant à 99 pour cent. Le procédé utilisé par Vaperma est unique à l’industrie et pourrait révolutionner le processus de production d’alcool.
« A titre de principal producteur canadien de carburants renouvelables, GreenField était dans l’impatience de tester le procédé de Vaperma car cela lui permettra de faire des économies et de protéger l’environnement, a dit le président et chef de la direction de GreenField Robert Gallant. Et bien que les économies monétaires soient un objectif pour toute entreprise, le deuxième facteur était tout aussi important, car il est conforme à notre vision, soit réaliser nos activités de la façon la plus responsable possible sur le plan environnemental. »
M. Gallant a fait cette annonce à l’inauguration du centre de recherche et de technologie de plus de 22 000 mètres carrés de Vaperma Inc., qui servira à développer et à tester les membranes de séparation du gaz naturel, situé à Saint-Romuald, au Québec.
Il y a deux ans, Ethanol GreenField a entrepris des discussions avec Vaperma au sujet d’un projet de démonstration à son usine de fabrication d’éthanol de Tiverton, en Ontario. Ce projet est le premier projet de démonstration de la technologie des membranes pour la déshydratation de l’éthanol d’une telle envergure en Amérique du Nord.
Le procédé utilisé par Vaperma permet de réaliser des économies d’énergie considérables, car la membrane élimine les unités de distillation et les tamis moléculaires. En remplaçant ces unités, GreenField pourrait économiser jusqu’à 40 pour cent en coûts énergétiques.
« L’unité de Tiverton utilisait beaucoup moins d’énergie, produisant donc moins de gaz à effet de serre, a ajouté M. Gallant. Bien que toutes nos usines soient extrêmement efficaces, moins nous utilisons de gaz naturel pour produire de la vapeur, mieux se porte l’environnement. »
Ethanol GreenField, auparavant Les Alcools de commerce, est le principal producteur d’éthanol du Canada. Chaque année, la société produit 250 millions de litres d’éthanol à base de mais à ses usines de Chatham et Tiverton, en Ontario, et de Varennes, au Québec. Deux autres usines sont en cours de construction à Hensall et Johnstown, en Ontario, et seront opérationnelles en 2008. Ethanol GreenField sera l’un des principaux producteurs en Amérique du Nord avec cinq usines produisant plus de 700 millions de litres d’éthanol par année d’ici 2008. Le carburant d’Ethanol Greenfield est offert dans plus de 1 500 stations service, partout au Canada.
Le petit-lait : une source d’énergie improbable…
5.4.2007 par N.M..

Le groupe laitier Theo Müller a annoncé qu’il se lancerait, d’ici la fin de l’année, dans la production de bio-éthanol à partir de résidus du lait, ce qui constituera, selon lui, une première mondiale. Le groupe a investi 20 millions d’euros pour développer un procédé qui permettra de produire de l’éthanol à partir du petit-lait (ou lactosérum), sous-produit obtenu lors de la fabrication du fromage. Cette matière première, qui jusqu’à présent était éliminée, est quasiment gratuite, ce qui en fait un concurrent sérieux par rapport à d’autres produits végétaux, comme l’orge ou la betterave sucrière, qui nécessitent des superficies arables importantes.
L’entreprise espère produire d’ici 2008 dix millions de litres de bio-éthanol “laitier”, dans une usine construite à cet effet à Leppersdorf, près de Dresde, a précisé M. Müller, PDG du groupe Theo Müller.
Cette annonce survient alors que les ministres européens de l’énergie se sont mis d’accord en février 2007 pour s’imposer comme objectif une incorporation de 10% de bio-carburants dans les carburants consommés par les véhicules de l’Union européenne d’ici 2020.
L’éthanol : ça fait bosser les scientifiques!
26.3.2007 par N.M..
Ottawa finance la recherche sur l’éthanol
Une équipe de l’Université de la Saskatchewan reçoit un coup de pouce financier pour trouver des façons de réutiliser les résidus de la production d’éthanol. Le gouvernement fédéral a annoncé samedi qu’il investira 150 000 $ dans ce projet de recherche.
La Saskatchewan prévoit produire près d’un milliard de litres d’éthanol par année, et ce, dans un avenir rapproché. Les usines de transformation devraient alors générer environ 850 000 tonnes de résidus, sous forme de fibres.
Le chercheur Bernard Laarveld, qui travaille au département de l’Agriculture de l’université, explique que l’équipe de scientifiques qu’il dirige étudiera la comestibilité de ces résidus pour le bétail. Le chercheur précise que la transformation de ces fibres en nourriture pour animaux est d’autant plus intéressante que les résidus contiennent beaucoup de protéines.
L’avenir de la production de l’éthanol passera par les termites!
8.3.2007 par N.M..
Les termites sont capables de produire des biocombustibles. C’est ce qu’affirme Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) dans le journal brésilien Gazeta Mercantil.
Les termites hébergent des bactéries capables de transformer “de manière efficace et économique les déchets de bois en sucres pour la production d’éthanol”.
“Les Etats-Unis sont en train d’investir des milliards de dollars dans les énergies renouvelables, dont une partie est consacrée aux termites”, a souligné M. Steiner, en visite au Brésil depuis lundi. “Des études similaires sont réalisées actuellement en laboratoires sur des insectes tropicaux du Kenya avec un financement européen”, a-t-il noté.
Selon lui, en “quelques années”, la technologie utilisant les termites pourrait dépasser celle basée sur la canne à sucre ou le maïs, plantes à partir desquelles Brésil et Etats-Unis produisent de l’éthanol comme substitut du pétrole.
M. Steiner a affirmé que lors de l’entrevue prévue cette semaine au Brésil entre le président brésilien Lula et le président américain George W. Bush, “le sujet inattendu des termites pourraient être prioritaire”.
Production de bio-éthanol à partir de déchets d’éléphant.
9.2.2007 par N.M..
Le Docteur Kuyper a utilisé des microorganismes qui se développent dans l’intestin des éléphants. Ils permettent de dégrader le xylose, un sucre difficilement dégradable, présent dans de nombreuses plantes. Des chercheurs de l’Université de Nimègue avaient découvert l’utilité de ces microorganismes et les ont isolés des déchets d’éléphant. Des chercheurs de Delft ont ensuite introduit le gène responsable de la dégradation du xylose dans les levures. Ces organismes génétiquement modifiés peuvent ainsi produire de l’alcool à partir du xylose. TU Delft collabore avec deux entreprises, NEDALCO et BIRD Engineering, pour implanter ce processus. La société NEDALCO a déjà obtenu le brevet pour l’usage des souches de levures génétiquement modifiées. D’après le chercheur, la production de ce type de levures pourrait commencer dans un an. Selon lui, le fait que l’organisme soit génétiquement modifié ne posera pas de problèmes s’il peut être détruit après la production.