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Archive de la catégorie Raffinage Ethanol

Producteur d’éthanol : les profits au rendez-vous en 2007

PACIFIC ETHANOL INC  PACIFIC ETHANOL INC , société américaine de production d’éthanol (côtée au Nasdaq) annonce des résultats en forte croissance et une marge opérationnelle de plus de 15% pour le Q1 2007 : 100M$ de CA pour 15.3M$ de résultat.
Vous trouverez ici une présentation de leur stratégie de développement : business model pacific ethanol

L’éthanol c’est un véritable business!

Une nouvelle technologie améliore le processus de production d’éthanol

Éthanol Greenfield Ethanol GreenField : nouvelle technologie améliorant le processus de production d’éthanol

Saint-Romuald (Québec), 21 juin 2007 - Ethanol GreenField, le principal producteur d’éthanol au Canada, a annoncé qu’il a procédé à la démonstration réussie d’une nouvelle technologie qui améliorera considérablement le processus de production d’éthanol.

Dans le cadre d’un projet réalisé à son usine de Tiverton, en Ontario, GreenField s’est joint à la firme québécoise Vaperma afin d’étudier et de démontrer la technologie des membranes. La membrane de Vaperma permet de supprimer plus de 40 pour cent d’eau d’un mélange d’alcool et d’eau, produisant ainsi de l’éthanol-carburant à 99 pour cent. Le procédé utilisé par Vaperma est unique à l’industrie et pourrait révolutionner le processus de production d’alcool.

« A titre de principal producteur canadien de carburants renouvelables, GreenField était dans l’impatience de tester le procédé de Vaperma car cela lui permettra de faire des économies et de protéger l’environnement, a dit le président et chef de la direction de GreenField Robert Gallant. Et bien que les économies monétaires soient un objectif pour toute entreprise, le deuxième facteur était tout aussi important, car il est conforme à notre vision, soit réaliser nos activités de la façon la plus responsable possible sur le plan environnemental. »

M. Gallant a fait cette annonce à l’inauguration du centre de recherche et de technologie de plus de 22 000 mètres carrés de Vaperma Inc., qui servira à développer et à tester les membranes de séparation du gaz naturel, situé à Saint-Romuald, au Québec.

Il y a deux ans, Ethanol GreenField a entrepris des discussions avec Vaperma au sujet d’un projet de démonstration à son usine de fabrication d’éthanol de Tiverton, en Ontario. Ce projet est le premier projet de démonstration de la technologie des membranes pour la déshydratation de l’éthanol d’une telle envergure en Amérique du Nord.

Le procédé utilisé par Vaperma permet de réaliser des économies d’énergie considérables, car la membrane élimine les unités de distillation et les tamis moléculaires. En remplaçant ces unités, GreenField pourrait économiser jusqu’à 40 pour cent en coûts énergétiques.

« L’unité de Tiverton utilisait beaucoup moins d’énergie, produisant donc moins de gaz à effet de serre, a ajouté M. Gallant. Bien que toutes nos usines soient extrêmement efficaces, moins nous utilisons de gaz naturel pour produire de la vapeur, mieux se porte l’environnement. »

Ethanol GreenField, auparavant Les Alcools de commerce, est le principal producteur d’éthanol du Canada. Chaque année, la société produit 250 millions de litres d’éthanol à base de mais à ses usines de Chatham et Tiverton, en Ontario, et de Varennes, au Québec. Deux autres usines sont en cours de construction à Hensall et Johnstown, en Ontario, et seront opérationnelles en 2008. Ethanol GreenField sera l’un des principaux producteurs en Amérique du Nord avec cinq usines produisant plus de 700 millions de litres d’éthanol par année d’ici 2008. Le carburant d’Ethanol Greenfield est offert dans plus de 1 500 stations service, partout au Canada.

La qualité de l’éthanol produit avec la Canne à sucre dépasse celle du maïs

4548067.jpgBilan énergétique.  Les Etats-Unis et le Brésil produisent 70 % de l’éthanol disponible dans le monde. La production américaine dépasse désormais légèrement la production brésilienne. Toutefois, la qualité de l’alcool brésilien, produit à partir de la canne à sucre, est largement supérieure à l’éthanol, produit aux Etats-Unis à partir du maïs. Sa productivité est de 6.000 litres par hectare de culture de canne, contre 3.500 litres par hectare de maïs. Ses coûts de productions sont également largement inférieurs (22 centimes de dollar, contre 30 cents par litre d’éthanol de maïs). Le bilan énergétique est aussi largement favorable au Brésil : pour chaque unité d’énergie fossile consommée, la production d’éthanol de canne dégage 8,3 unités d’énergie renouvelable, contre 1,4 pour la production réalisée à partir du maïs. En outre, les producteurs américains reçoivent une subvention de 13 cents par litre, et les importations sont taxées à 14 cents, plus 2,5 % du montant total. Au Brésil, toutes les voitures roulent avec un mélange d’au moins 20 % d’éthanol, et près d’un quart de la flotte de 20 millions de véhicules est équipée pour fonctionner avec 100 % d’éthanol. La dépendance à l’égard de l’essence dérivée du pétrole a déjà été réduite de 40 %. 

Comprendre la production d’éthanol à partir de betterave ou de céréales (blé, maïs)

Un petit shéma pour comprendre les étapes de la production d’éthanol à partir de betterave ou de céréalesproduction3.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

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C’est plus clair? non…

NM

 

Fabrication de carburant à l’éthanol (blé, maïs)

On produit de l’éthanol à l’aide du procédé suivant :

  1. On écrase des grains de blé ou de maïs dans un broyeur à marteaux afin d’en extraire l’amidon.           
  2. Les grains broyés sont mélangés à de l’eau et légèrement cuits, puis on ajoute des enzymes au mélange afin de transformer l’amidon en sucre au moyen d’une réaction chimique appelée hydrolyse.          
  3. On ajoute de la levure afin que les sucres fermentent pour produire de l’éthanol.          
  4. L’éthanol est séparé du mélange par distillation et l’eau est retirée par déshydratation. 

iogen.jpgUn nouveau procédé est actuellement mis au point afin de produire de l’éthanol à partir de la cellulose et de l’hémicellulose de matières premières de biomasse, telles que les résidus de bois et les résidus agricoles. La méthode est semblable au procédé traditionnel, qui utilise l’amidon du grain ou du maïs. Cette méthode est toutefois plus difficile à effectuer car ces types de matières premières nécessitent des étapes de prétraitement et d’hydrolyse plus complexes, au cours desquelles de l’acide ou des enzymes sont utilisés avant que les sucres fermentent et se transforment en éthanol. 

Éthanol Greenfield construira sa plus grosse usine à Johnstown (On)

Éthanol GreenField, le plus gros producteur d’éthanol au Canada, a annoncé au début de décembre la construction de sa plus grosse installation de production d’éthanol. L’usine sera située à Johnstown dans l’Est ontarien, près de Prescott et de la voie maritime du St-Laurent. On prévoit y produire quelque 200 millions de litres d’éthanol par année.

Environ 20 millions de boisseaux de maïs seront nécessaires chaque année à l’usine, qui sera opérationnelle d’ici mi-2008. L’usine de Johnstown devrait également créer 50 emplois dans la région.

Éthanol GreenField dit que le fait que « l’Est de l’Ontario est une région qui produit beaucoup de maïs, a facilité la décision d’investir à Johnstown ».

Le gouvernement de l’Ontario exige que l’essence vendue en Ontario contienne en moyenne 5% d’éthanol d’ici 2007. Ce chiffre doublera à 10% d’ici 2010. Le gouvernement fédéral s’est aussi engagé à ce que tout le carburant vendu au Canada contienne 5% d’éthanol d’ici 2010.

Éthanol GreenField applique le programme Ontario Buy Direct, qui bénéficie aux producteurs de maïs de l’Ontario en les encourageant à vendre leur produit directement à l’usine d’éthanol, améliorant ainsi leurs options de mise en marché. Ce programme est offert exclusivement aux agriculteurs de l’Ontario, leur permettant de gérer les risques, de contrôler les mouvements de trésorerie, d’augmenter leur rentabilité et de bénéficier d’une flexibilité quant aux contrats. Ce programme offre différentes options de vente, par exemple Futures First, un contrat à terme permettant aux producteurs de fixer leurs prix et d’établir une base avant la livraison.

Éthanol GreenField, auparavant Les Alcools de commerce Inc., est le principal producteur d’éthanol-carburant et d’alcool emballé au Canada. L’entreprise produit 215 millions de litres d’éthanol par année à ses usines de Chatham et de Tiverton, Ontario. Une troisième installation ouvrira à Varennes, Québec, en février 2007, et une autre usine est en cours de construction à Hensall, Ontario.

Biocarburants, des perspectives pour demain

Une étude sur les biocarburants réalisée à l’occasion de l’implantation d’une usine d’éthanol à partir de mais dans le Sud-ouest de la France (lien power point ci-dessous). 

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Document “biocarburants, des perspectives pour demain” : jacques-weill.ppt

Les filiéres classiques de biocarburants (source IFP)

Véritable pionnier dans le domaine des biocarburants en France, l’IFP récolte aujourd’hui les fruits de 20 ans de recherche, tant sur les procédés de production des biocarburants que sur l’impact de leur utilisation dans les moteurs. L’IFP est présent sur toutes les filières, et notamment sur celle du biodiesel. Il contribue ainsi au développement de nouvelles filières énergétiques pour le transport, qui présentent des atouts considérables dans le cadre de la lutte engagée contre le changement climatique.

 

Deux principaux biocarburants sont utilisés à l’heure actuelle.

• Le biodiesel (EMHV - ester méthylique d’huile végétale) pour les moteurs diesel

Si le biodiesel, commercialisé sous le nom Diester™, est d’ores et déjà disponible à la pompe en mélange avec le gazole, sa production devrait augmenter significativement dans les années à venir.

Les travaux de recherche menés par l’IFP sur les biocarburants ont abouti dès 1992 à un procédé de production de biodiesel nommé Esterfip. Ce procédé, proposé à la vente par Axens, est notamment utilisé par la société Sofiprotéol, à Compiègne, qui commercialise le biodiesel produit sous la marque Diester™. Issu de la transformation de colza et de méthanol, ce biocarburant est composé d’esters méthyliques d’huile végétale (EMHV). En France, mélangé au gazole dans des proportions variant de 2 à 5%, il est aujourd’hui distribué à la pompe sans identification particulière. Ainsi le consommateur utilise déjà, souvent sans le savoir, ce biocarburant.

Un nouveau procédé de production d’esters d’huiles végétales, développé par l’IFP et baptisé Esterfip-H, est depuis peu commercialisé par Axens.
Ce nouveau procédé utilise un catalyseur solide développé à l’IFP, du même type que ceux couramment utilisés dans les raffineries classiques, mais non encore adapté à la production de biodiesel. C’est l’analyse des inconvénients des procédés de catalyse homogène qui a amené les équipes de l’IFP et d’Axens à s’orienter vers la recherche d’un catalyseur solide. Après des études R&D sur la définition du catalyseur et les conditions opératoires menées dans les directions Catalyse et Séparation et Chimie et Physico-chimie appliquées, les équipes de la direction Procédés ont fourni à Axens les données nécessaires à l’élaboration du livre de procédé. L’unité pilote fonctionne à IFP-Lyon depuis l’été 2004. L’industrialisation en cours est réalisée avec les différentes équipes d’Axens.

Esterfip-H™ permet d’obtenir un biodiesel (EMHV) et une glycérine (co-produit de la production de biodiesel) de meilleure qualité avec des rendements améliorés. Il présente également d’autres avantages par rapport aux unités industrielles produisant déjà du biodiesel : le soja ou la palme peuvent remplacer le colza comme matière première. Ce procédé est donc susceptible d’intéresser les marchés asiatiques et américains. De plus, la qualité de la glycérine produite devrait lui permettre de trouver de nouveaux débouchés alors que le marché actuel de la glycérine ordinaire est déjà saturé.

L’utilisation du biodiesel présente des avantages relativement évidents non seulement au niveau environnemental (bilan énergétique et bilan gaz à effet de serre favorables au Diester™ par rapport au gazole), mais également technique. En effet, une étude menée par l’IFP atteste que l’incorporation d’EMHV permet d’améliorer significativement le pouvoir lubrifiant du gazole sur les moteurs à partir d’un taux minimal d’incorporation de 2 %.

Par ailleurs, la diésélisation sans cesse croissante du parc automobile conduit la France à importer environ 30 % de sa consommation de gazole alors que l’essence est produite en excédent. La production de biodiesel représente donc un moyen de limiter nos importations. Cependant, pour répondre aux objectifs indicatifs fixés par les nouvelles directives européennes pour 2010, il faudrait à cette date arriver à une production de 2,65 millions de tonnes de biodiesel en France. Ce chiffre paraît difficile à atteindre du fait des limites des surfaces dévolues à la culture des plantes oléagineuses.

• L’éthanol pour les moteurs à essence

Le biocarburant le plus utilisé dans le monde à l’heure actuelle est l’éthanol, mélangé à l’essence à hauteur de 10% à 25%, voire utilisé pur dans certains moteurs. Cet alcool est produit à partir de la fermentation de sucres (betterave, canne à sucre) ou d’amidon (blé, maïs). Actuellement en Europe, on utilise essentiellement son dérivé l’ETBE (Ethyltertiobutyléther), qui peut être mélangé jusqu’à hauteur de 15% dans l’essence.