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Archive de la catégorie Production d'électricité
Chine : PetroChina va investir 28,7 millions d’euros dans les biocarburants et la plantation de forêts
23.7.2007 par N.M..
Selon un journal économique chinois, la compagnie pétrolière PetroChina prévoit d’investir 300 millions de yuans, soit l’équivalent de 28,7 millions d’euros, dans un projet visant à développer la production de biocarburants, dont les 2/3 serviront à financer les initiatives liées aux biocarburants et la plantation de forêts dans les provinces chinoises de Sichuan, Yunnan et Hebei. PetroChina, le plus grand producteur de pétrole et de gaz en Chine, a signé un accord avec l’Office national des forêts chinois afin de produire du biodiesel et de l’éthanol à partir de sources forestières. Le géant chinois a également annoncé qu’il était sur le point de créer un fonds commun de placement en collaboration avec cet office, financé par les 100 millions de yuans – soit 9,6 millions d’euros - restants, qui portera le nom de “China Green Carbon Foundation”. L’initiative de PetroChina intervient dans le cadre du programme chinois pour les biocarburants, qui inclut notamment la plantation de 13,3 millions d’hectares de forêts pour 2020, afin d’alimenter des usines de biomasse d’une capacité totale de 11 000 MW. La Chine espère également utiliser les arbres pour produire 6 millions de tonnes de biodiesel par an. L’industrie chinoise prévoit déjà que les projets de PetroChina en matière d’éco-développement seront profitables pour l’entreprise du fait de la volonté du gouvernement d’investir l’équivalent de 144 milliards d’euros (!) d’ici 2020 pour réduire la dépendance de la Chine à l’égard des produits pétroliers.
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Pourquoi l’éthanol Brésilien est-il compétitif ? Quel est le bilan énergétique de l’éthanol?
3.1.2007 par N.M..
Le bilan énergétique de l’éthanol est très positif. Démonstration avec le cas brésilien :
Le secret de l’efficacité du modéle brésilien réside dans le choix de la matiére premiére qui est utilisée, en l’occurence la canne à sucre.
La canne à sucre est de loin l’input le plus adapté : il permet un double usage compétitif.
1 tonne de cannes = 750 Kg de melasse, soit 100 litres d’éthanol + 250 Kg de bagasse, soit 220 kwh d’électricité (alimentation de la station de raffinage + revente du surplus de production kWh, référence actuelle du site de Bois Rouge à la Réunion).
Le bilan énergétique de l’éthanol produit à partir de canne à sucre est ainsi très positif puisqu’il n’y a pas besoin de pétrole. La combustion de la bagasse (qui alimente des turboalternateurs à haute pression) permet de produire plus d’électricité que ne nécessite le fonctionnement de la distillerie. Le surplus d’électricité produit peut ainsi être vendu à un opérateur.
Les conditions géographiques et sociales au Brésil sont très favorables :
- Coût de la main d’œuvre < US, Canada et Europe
- Climat favorable à la culture de la cannes (région de Sao Paulo)
Les autres inputs alternatifs (mais, blé et betterave) ne présentent pas les mêmes avantages énergétiques :
rendement en éthanol inférieur, pas de résidu pour alimenter un business model d’énergie complémentaire (pas d’autonomie énergétique de la station de raffinage et pas de revenus sur la revente de kWh excédentaires).
NM
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Biomasse, de nouveaux marchés ! Comment mobiliser la ressource ?
28.12.2006 par N.M..
Le défi est là : comment mobiliser durablement la ressource pour répondre à une demande en forte croissance, tout en tenant compte de la concurrence des usages et tout en assurant son renouvellement et la protection de l’environnement ?
! Comment mettre en valeur le potentiel de la biomasse pour répondre aux enjeux de réduction des gaz à effet de serre ?
! Quelles sont les conditions de mobilisation de la biomasse au regard de la concurrence existant entre les différents usages ?
! Comment utiliser les expériences de mobilisation de la biomasse pour répondre à l’accroissement de la demande ?
! Comment mettre en perspective les facteurs-clefs de réussite de cette mobilisation ?
DIRECTION DES ENERGIES RENOUVELABLES DES RESEAUX ET DES MARCHES ENERGETIQUES ADEME
Séminaire organisé par l’ADEME, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie,Direction des Energies Renouvelables, des Réseaux et des Marchés Energétiques (DERRME),dans le cadre d’EUBIONET II, programme européen financé par l’action clé ALTENER du programme EIE « Intelligent Energy –Europe » et de la 14e Conférence Européenne et Exposition sur la Biomasse pour l’Energie, l’Industrie et la Protection du Climat (17 au 21 octobre 2005- Paris)
lire l’étude : etude-biomasse.pdf
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La bagasse de canne à sucre pour la production d’électricité sur le continent africain
30.11.2006 par N.M..
On considère de plus en plus la biomasse comme une ressource renouvelable et respectueuse de l’environnement pour la production d’électricité partout dans le monde, mais plus particulièrement dans les pays importateurs de pétrole. Une ressource de ce type, importante dans de nombreux pays du continent africain, est la canne à sucre. Lorsqu’elle est cultivée, la canne à sucre convertit mieux que n’importe quelle autre plante l’énergie solaire en biomasse par la photosynthèse. La biomasse de la canne d’une parcelle commerciale représente environ 55 tonnes de matière sèche, sous forme d’hydrates de carbone, de fibres et de sucres solubles. De cette matière sèche, on n’exploite que la moitié, les sucres et les fibres présents dans les tiges de canne. Lors de l’extraction du sucre, la partie fibreuse de la tige de canne – la bagasse, composée de 50 % de fibres, de 48 % d’humidité et de 2 % de sucres – est brûlée pour générer de la vapeur d’eau et de l’électricité pour répondre aux besoins énergétiques des raffineries. Au cours des années, les usines sucrières d’un certain nombre de pays ont pris des mesures de conservation et de meilleure utilisation de l’énergie, dans le but soit de générer un excédent de bagasse qui puisse être utilisé pour la production de pulpe de pâte à papier et de panneaux de particules, soit de revendre de l’électricité au réseau. Dans des pays comme Maurice, privée de toute source d’énergie fossile, l’accent a été mis sur l’exportation d’électricité. Un progrès significatif dans ce domaine vient de l’adoption de chaudières et de turboalternateurs à haute pression (jusqu’à 82 bars pour ces derniers) et de la réinjection d’électricité dans le réseau d’une manière durable d’un point de vue commercial. De telles installations brûlent de la bagasse pendant la saison de culture et utilisent le charbon en complément dans l’intersaison. À Maurice, 11 usines sucrières sont opérationnelles et 10 d’entre elles réinjectent de l’électricité dans le réseau. Environ 44 % de l’électricité de Maurice, soit 750 gigawatts, vient de l’industrie sucrière, dont 300 gigawatts de la bagasse.
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La bagasse, une double application industrielle : sucre et électricité
27.11.2006 par Marc latour.
ECONOMIE-MAURICE :
Aider l’industrie du sucre à retrouver sa douceur
Nasseem Ackbarally
PORT LOUIS , 13 nov (IPS) - Le gouvernement mauricien s’est lancé dans une campagne pour transformer son industrie du sucre au moment où les prix du sucre chutent sur le plan international, conduisant à une perte de recettes de devises étrangères pour le pays. Les prix du sucre devraient chuter de 36 pour cent dans les trois prochaines années. En réponse, le ministre de l’Industrie agricole, Arvin Boolell, essaie de convaincre de grands et petits exploitants agricoles, des propriétaires d’usines et des institutions dans l’industrie sucrière qu’ils n’ont d’autre choix que celui de réformer leurs pratiques.
Boolell est en train de faire pression pour une réduction des coûts de production tout en encourageant les économies d’échelle. Il espère atteindre ces dernières en regroupant de petites fermes pour améliorer la productivité.
Au même moment, le gouvernement fait la promotion de la production d’électricité à partir de la bagasse, un résidu de la canne à sucre, et la production de l’éthanol qui est mélangé avec du pétrole pour être utilisé dans des véhicules.
”Il faut une croisade nationale pour sauver notre industrie”, a déclaré Boolell. ”Nous perdons environ quatre milliards de roupies (à peu près 125 millions de dollars) par an en devises étrangères à cause de la baisse des prix”.
En moyenne, l’industrie apportait précédemment autour de 306 millions de dollars de devises étrangères par an.
Aujourd’hui, Maurice exporte environ 505.000 tonnes de sucre brut vers l’Union européenne dans le cadre d’un accord commercial préférentiel, à peu près 30.000 tonnes vers les Etats-Unis et quelque 54.000 tonnes d’autres produits dérivés du sucre vers des acheteurs dans des pays européens.
Le gouvernement a bien fait comprendre aux producteurs que, sur le plan international, le marché du sucre n’est plus un marché de vendeur, mais un marché d’acheteur. Cela signifie que les acheteurs dictent les prix.
Si l’industrie n’arrive pas à avoir de bons résultats et à devenir compétitive, ajoute Boolell, les concurrents de Maurice vont prendre la tête. L’industrie du sucre, qui a été l’épine dorsale de l’économie mauricienne pendant des décennies, va s’effondrer — quand bien même les exportations pourraient continuer à apporter des devises étrangères pendant plusieurs années à l’avenir.
Le gouvernement est également préoccupé au sujet des 60.000 personnes qui tirent leur revenu directement ou indirectement de cette industrie.
Par conséquent, il envisage de soutenir l’industrie du sucre tout en faisant la promotion de produits alternatifs liés à la production sucrière. Les années précédentes, seul le sucre était produit à partir de la canne et l’électricité générée de la bagasse était juste suffisante pour faire tourner les fabriques de sucre.
Depuis 2002, l’industrie produit de l’électricité pour le réseau national du pays. Actuellement, elle fournit environ 40 pour cent de la consommation électrique totale sur l’île, en utilisant de la bagasse combinée avec du charbon importé de Mozambique.
Avec l’ouverture l’année prochaine d’une deuxième centrale électrique, actuellement en construction dans le sud de l’île, entre 60 et 70 pour cent de l’électricité seront générés de la bagasse et du charbon.
La mélasse, créée à partir du sucre durant le processus de raffinage, est actuellement utilisée pour produire de l’éthanol. Une distillerie dénommée Alcodis a augmenté sa production annuelle d’éthanol de quelques millions de litres à 30 millions de litres pour le marché de l’exportation.
L’éthanol est en train d’être mélangé avec du pétrole pour faire tourner des voitures sur l’île. Une autre distillerie sera commandée bientôt.
L’autre initiative est de centraliser et de moderniser des usines de fabrication de sucre pour réduire leur nombre de 11 à un maximum de cinq au cours des prochaines années. Pour rendre cela possible, un projet de retraite volontaire a été lancé pour des travailleurs ayant plus de 50 ans. Jusqu’ici, environ 8.000 travailleurs ont accepté cette offre.
Une idée analogue est de réunir les 28.000 petits agriculteurs qui produisent environ 30 pour cent du sucre pour les rendre plus compétitifs. ”L’avenir de l’industrie dépend de ces petits fermiers puisque les grandes terres de production de sucre ont déjà atteint leur maximum en terme de productivité”, affirme Guirdharry Jugessur, un petit fermier qui est également président de la Fédération des coopératives agricoles de Maurice.
Les petits fermiers utilisent actuellement 21.000 sur les 72.000 hectares de terre de culture de canne. Leurs produits vont du sucre à l’électricité en passant par l’éthanol.
Déjà lancé, le projet de rassemblement vise à regrouper des lopins de terre allant jusqu’à 10 hectares en parcelles plus grandes, de 20 hectares ou plus. L’idée est d’améliorer les économies d’échelle dans la production de canne et de sucre. La superficie ciblée est de 12.000 hectares.
Ce projet implique la mécanisation de toutes les pratiques, y compris la récolte de la canne, l’irrigation et la préparation du sol. Les champs seront repiqués avec des variétés de canne ayant des rendements plus élevés. Tous les intrants, y compris les engrais, l’herbicide et d’autres composantes, seront fournis gratuitement.
L’accroissement attendu en production de canne et de sucre est autour de 20 pour cent, tandis que le coût de production diminuera de 20 pour cent.
De petits fermiers devront s’engager eux-mêmes à continuer par produire de la canne sur leurs terres pendant un cycle de culture de sept ans. La propriété des terrains individuels dans la zone regroupée sera conservée durant le premier cycle de culture de sept ans.
Le sucre a été associé à Maurice pendant 367 ans et a façonné l’histoire et la culture de l’île. Couvrant plus de 40 pour cent de la superficie de l’île, cette industrie a fait de l’île ce qu’elle est aujourd’hui.
Pendant plusieurs années, l’île a bénéficié d’un prix élevé du sucre dans le cadre des accords commerciaux préférentiels avec l’Europe. Le prix du sucre était trois fois supérieur au prix sur le marché mondial. Les recettes ont été utilisées pour diversifier l’économie mauricienne en pénétrant le tourisme, les textiles et les services financiers.
Mais, Boolell soutient que les Mauriciens ”devraient arrêter de regarder en arrière. Nous devons aller de l’avant et changer nos mentalités. Nous avons besoin de tout le monde dans cette industrie, non seulement pour sauver le secteur, mais pour transformer le sucre en un véritable or vert’’.
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