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Archive de la catégorie Non classé

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Le sorgho : l’avenir de l’éthanol?

sorghoLe sorgho est une culture adaptée aux terrains secs. En effet, pour une même surface de culture, le sorgho consomme deux fois moins d’eau que le maïs et huit fois moins que la canne à sucre. Par ailleurs, la plante peut être transformée en éthanol et le grain conservé pour l’alimentation, ce qui permet de ne pas créer de problèmes liés à la sécurité alimentaire. Enfin, le coût de la culture est cinq fois moins élevé que celui de la canne à sucre. Un institut de recherche, l’Indian Crops Research Institute for Semi Arid Tropics (ICRISAT) a donc travaillé sur cette plante et en a produit une variété améliorée. Les graines ont été distribuées à des paysans de l’Andra Pradesh, dont les terres semi-arides se prêtent bien à la culture du sorgho. Le projet est mené en partenariat avec une distillerie locale. Celle-ci traitera le sirop qui est produit dans les centres de collecte où les agriculteurs apportent le produit de leur récolte. Ce partenariat public-privé devrait permettre d’augmenter les revenus des agriculteurs concernés, l’objectif est d’arriver à couvrir 1.600 hectares pendant la prochaine période d’ensemencement.

Bruxelles :conférence internationale sur les carburants issus des produits agricoles

Lula Da Silva La conférence internationale sur les carburants issus des produits agricoles, à Bruxelles, a permis jeudi au président brésilien Luiz Inacio Lula Da Silva de présenter cette source alternative d’énergie comme le moyen de réduire le fossé entre pays riches et pauvres.

Mais dans le même temps, le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson a mis en garde contre les risques de déforestation liés à l’essor des biocarburants. Pour le président Lula, en tournée européenne de promotion de ces agrocarburants, leur bénéfice est double puisqu’ils contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique, via une baisse des émissions de dioxyde de carbone et aident les pays en développement à devenir des exportateurs d’énergie. “Tout individu dispose de la technologie et du savoir pour creuser un petit trou de 30 centimètres et planter un oléagineux qui puisse produire de l’énergie, cette énergie qu’il ne pouvait produire au XXe siècle”, a souligné M. Lula, qui avait signé la veille à Lisbonne un “partenariat stratégique” avec l’UE prévoyant un approfondissement des recherches en matières de biocarburants. A ses yeux, le boom que connaissent les biocarburants donne aux pays riches l’opportunité d’aider les pays moins bien lotis économiquement, une allusion aux barrières douanières sur l’éthanol qui ont fait reculer les exportations brésiliennes à destination de l’Union européenne. “Vingt pays produisent (aujourd’hui) de l’énergie pour approximativement 200 autres”, a-t-il souligné. “Avec l’adoption des biocarburants, plus de 100 pays produiront de l’énergie, ce qui rendra l’accès à l’énergie plus démocratique.” “Il est important d’examiner cette question avec l’idée de donner une chance à ceux qui n’en avaient pas au XXe siècle”, a-t-il ajouté, notant que les biocarburants pouvaient aussi permettre d’éviter des conflits dans le monde. Avant lui, le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, avait estimé que l’Europe devait accepter d’importer une large part de ses biocarburants, jugeant peu probable que l’UE parvienne à respecter son objectif de remplacement d’ici 2020 de 10% des carburants de transport par ces nouveaux carburants sans intensifier le commerce extérieur. Un effort destiné à réduire les importations d’hydrocarbures et les émissions de gaz carbonique. “Nous ne devrions pas favoriser une production européenne de biocarburants, avec une faible performance en matière de dioxyde de carbone, si nous pouvons importer des biocarburants moins chers et plus propres”, a-t-il relevé. Des propos qui laissent peu d’espoirs d’aide supplémentaire aux agriculteurs européens. Le colza est déjà cultivé partout en Europe à la faveur de subventions gouvernementales destinées à soutenir la transformation de cet oléagineux en biodiesel, pourtant plus polluant que l’éthanol dérivé de la canne à sucre ou du maïs. Au-delà de ces considérations commerciales, M. Mandelson a averti que l’UE ne pouvait tolérer qu’une montée en puissance des biocarburants se transforme en “une ruée dommageable pour l’environnement dans le monde en développement”. “Les Européens ne verseront pas de prime pour les biocarburants si l’éthanol dans leur voiture est produit par la destruction systématique des champs après celle des récoltes ou si cela se fait aux dépens des forêts tropicales”, a-t-il martelé. Selon les Nations unies, la production d’éthanol tiré du maïs devrait doubler entre 2006 et 2016 aux Etats-Unis. Dans l’UE, le volume d’oléagineux -essentiellement le colza- destinés à la production d’agrocarburants devrait passer, dans le même temps, d’un peu plus de 10 millions de tonnes en 2006 à 21 millions de tonnes en 2016

LVMH veut investir dans les biocarburants au Brésil

lvmhAgrofuel, filiale de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton (LVMUY), compte investir dans un site brésilien de production de biocarburants, selon l’agence de presse locale ProCana. Agrofuel, fondée en 2006 et déjà impliquée dans un projet de biocarburants en Ukraine, hésite encore entre la construction d’un nouveau site au Brésil ou l’acquisition d’une usine existante, précise l’agence. Agrofuel envisage aussi d’investir dans l’éthanol, mais sa préoccupation principale, pour l’instant, est d’exporter des biocarburants vers la France, selon ProCana.

Biocarburants: Forte expansion en Espagne

Biocarburants: Forte expansion en Espagne

Selon une étude réalisée par le consultant DBK, il y avait 19 unités de production de biocarburants en fonctionnement en Espagne en avril 2007, dont 15 de biodiesel et 4 d’éthanol, avec une capacité totale de production de 968 000 tonnes. 

Le document fait remarquer que la consommation est nettement inférieure à la production avec 241 849 tonnes et 445 000 tonnes respectivement en 2006. Les exportations ont atteint à elles seules 200 000 tonnes en 2006 (+95%). Selon DBK, la capacité de production devrait continuer à croître avec 31 unités prévues fin 2007 et 50 fin 2008 (et une production estimée de près de 2,4 millions de tonnes). Le biodiesel concentre désormais les principaux investissements et devrait représenter 80% de la production totale en 2008 (contre 28% en 2006). 

 

USA-Brésil : l’éthanol remplacera le pétrole au niveau mondial

SAO PAULO, 11 mars (XINHUA) — Le protocole d’accord brésilo- américain sur l’éthanol aura un impact sur le monde entier, a  déclaré samedi le ministre brésilien des Affaires étrangères Celso Amorim.  

     “Je crois que le pacte aura un effet important sur le Brésil,  les Etats-Unis et tous les autres pays d’Amérique du Sud,  d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie”, a annoncé M. Amorim lors  d’une conférence de presse à Sao Paulo, la plus grande ville  brésilienne.  

     Dans le cadre du protocole d’accord signé vendredi dernier, le  Brésil et les Etats-Unis ont formé une alliance stratégique pour  promouvoir la production et la consommation de biocarburant sur  les marchés dans le monde.  

     Etant les deux producteurs les plus importants d’éthanol dans  le monde, le Brésil et les Etats-Unis représentent 70% de la  production mondiale d’éthanol.  

     Le Brésil et les Etats-Unis cherchent à établir les critères de la définition de l’éthanol pour que celui-ci puisse être  commercialisé sur le marché mondial comme l’est le pétrole.    

La production de biocarburant crée beaucoup d’emplois à Madagascar

Le directeur général de la société Bio Energy Invest, productrice de biocarburant, remet les problèmes des investisseurs sur le tapis.

• Pour quelle raison vous lancez-vous dans la production de biocarburant ?
- Plusieurs raisons motivent notre décision. La production de biocarburant dans un pays, comme Madagascar, est avantageuse sur tous les points. Il existe actuellement une demande réelle en matière de carburant non fossile dans le monde. Les pays européens, asiatiques et américains s’y intéressent beaucoup.
Pour le pays, l’avantage le plus concret consiste en une forte création d’emplois, par ailleurs facteur prépondérant pour engendrer de la richesse. D’un autre côté, avec une production régulière, le pays diminuera le volume d’importation de carburant fossile et pourra à terme améliorer sa balance commerciale.

• A quel stade les projets de Bio Energy Invest se trouvent-ils ?
- Les projets sont actuellement en suspens, à cause de la lenteur administrative. Nous attendons toujours la décision au sujet de la demande d’acquisition des terrains que nous avons lancée il y a presque deux ans.
Nous avons un projet de plantation et de transformation du jatropha sur une superficie de 2 500 hectares à Ambalakida, dans la région de Mahajanga. La demande a obtenu un avis favorable des autorités et responsables locaux et régionaux.
Nous attendons la réponse de l’Administration centrale. Pourtant le sol de ce terrain est pauvre et il ne se prête guère à d’autres types de culture, à part celle du jatropha. Avec le produit d’un hectare de ce oléagineux, on peut en extraire jusqu’à trois tonnes d’huile.

• Quels seront les risques si la décision prend encore du retard ?
- Le principal risque se trouverait dans le désistement de nos partenaires étrangers. Mise en place depuis le début de 2005, la société Bio Energy Invest s’est alliée à des entreprises allemandes et britanniques pour l’exécution du projet. Nos partenaires risquent de nous laisser tomber si le terrain n’est pas acquis. Ils ont déja approuvé sa disposition et sa situation géographiques.

• Plus précisément…
- La sécurisation foncière constitue une condition sine qua non de tout investissement, aussi bien national qu’étranger. Le projet possède une envergure assez importante. Car dans les premières années, nous pensons exploiter 1 250 hectares avec 45 emplois fixes et environ 600 emplois indirects. En vitesse de croisière, ce chiffre sera en nette augmentation. Il faut savoir également que nous avons déja acquis l’adhésion de la population locale.

• Votre projet est-il le seul à souffrir de la lenteur de l’Administration ?
Je ne pense pas. La légendaire lenteur de l’administration malgache reste un handicap à l’encontre de l’appel lancé auprès des opérateurs économiques. Nous en sommes actuellement victimes, surtout à cause du manque de prise de décision de l’Administration. Le cas de la société Bio Energy Invest constitue un cas parmi tant d’autres.
Les investissements se chiffrent pourtant en millions d’euros. De plus, le projet inclut un volet social en vue d’améliorer la vie de la population du site. Un bassin de production d’algues type spiruline y sera mis en place, afin d’apporter un complément alimentaire aux habitants.

 

 

L’Afrique du Sud investit sur les biocarburants

aa.jpgL’Industrial Development Corporation (IDC) a annoncé des investissements dans 5 projets de production de bio-éthanol. Le plus avancé, d’un montant de 174 millions d’euros, prévoit la construction d’une unité de conversion dans le KwaZulu Natal, province productrice de canne à sucre. Les unités suivantes seront établies dans le Free State, le Northern Cape, l’Eastern Cape et le Mpumalanga. L’ensemble devrait produire 1,1 milliard de litres/an, soit 10% de la consommation en carburant du pays. Chaque unité devrait coûter entre 50 et 100 millions d’USD.
Cette initiative fait suite à plusieurs opérations qui pourraient modifier sensiblement la place des biocarburants dans l’économie sud africaine.
Ethanol Africa, entreprise créée par un groupement de producteurs de maïs, projette de construire un ensemble d’unités de conversion maïs/éthanol pour un total de plus de 800 millions d’euros. Cet investissement pourrait devenir extrêmement rentable si, comme il en est question, l’utilisation d’éthanol devenait obligatoire pour les carburants d’automobiles. La première unité, qui coûtera 94 millions d’euros, sera construite à Bothaville (Free State) au coeur même de la principale région de production de maïs du pays. Energy Development Corporation (EDC), une filiale de l’étatique Central Energy Fund, devrait acquérir 25,1% des parts d’Ethanol Africa.
EDC travaille aussi avec Sasol sur une unité de conversion du soja/ permettant de produire 100 millions de litres de biogazole par an.