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Québec abandonne l’éthanol-maïs

quebecLes ministres québécois Claude Béchard et Line Beauchamp se sont tous deux prononcés récemment sur la nécessité de délaisser l’éthanol de maïs pour se consacrer pleinement à l’éthanol cellulosique.

Le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, a été clair en ce qui concerne l’avenir de l’éthanol-maïs dans l’émission Enquête de Radio-Canada. « On sait qu’au niveau du maïs il y a une saturation. On ne peut pas en faire davantage sans avoir des impacts environnementaux qui seraient plus négatifs que positifs. Il faut se tourner vers d’autres sources », a déclaré le ministre en parlant de l’éthanol cellulosique.

Lorsqu’on lui fait remarquer qu’il n’y a pas encore d’usine commerciale d’éthanol cellulosique, le ministre maintient le cap. « Il y a bien des endroits où le Québec a innové, puis je pense qu’à ce niveau-là, non seulement on devra innover, on doit innover, mais il faut le faire le plus rapidement possible », a soutenu M. Béchard.

Le gouvernement a d’ailleurs injecté 6,5 M$ sur cinq ans pour soutenir l’implantation de deux usines de démonstration de production d’éthanol cellulosique en Estrie. L’usine de Westbury utilisera un procédé de gazéification des matières résiduelles urbaines, tandis que celle de Bromptonville misera sur l’hydrolyse enzymatique des matières résiduelles agricoles et forestières.

Le sorgho : l’avenir de l’éthanol?

sorghoLe sorgho est une culture adaptée aux terrains secs. En effet, pour une même surface de culture, le sorgho consomme deux fois moins d’eau que le maïs et huit fois moins que la canne à sucre. Par ailleurs, la plante peut être transformée en éthanol et le grain conservé pour l’alimentation, ce qui permet de ne pas créer de problèmes liés à la sécurité alimentaire. Enfin, le coût de la culture est cinq fois moins élevé que celui de la canne à sucre. Un institut de recherche, l’Indian Crops Research Institute for Semi Arid Tropics (ICRISAT) a donc travaillé sur cette plante et en a produit une variété améliorée. Les graines ont été distribuées à des paysans de l’Andra Pradesh, dont les terres semi-arides se prêtent bien à la culture du sorgho. Le projet est mené en partenariat avec une distillerie locale. Celle-ci traitera le sirop qui est produit dans les centres de collecte où les agriculteurs apportent le produit de leur récolte. Ce partenariat public-privé devrait permettre d’augmenter les revenus des agriculteurs concernés, l’objectif est d’arriver à couvrir 1.600 hectares pendant la prochaine période d’ensemencement.

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