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- 29.9.2007: L'éthanol : l'humain sacrifié pour l'environnement?
- 6.8.2007: L'espagnol Abengoa fait son marché au Brésil
- 24.7.2007: L'Europe veut favoriser les biocarburants
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Archive de la catégorie Débats
L’éthanol : l’humain sacrifié pour l’environnement?
29.9.2007 par N.M..
L’éthanol à base de bagasse de canne à sucre au Brésil est reconnu pour être à la fois bon marché et peu polluant. Outre les propriétés naturelles de la canne à sucre, ces avantages découlent également du fait que 75 % de la canne à sucre destinée à produire de l’éthanol est coupée à la machette.
Plus d’un demi-million de travailleurs œuvrent dans ce secteur extrêmement éprouvant physiquement, au point où 21 d’entre eux sont morts sur les lieux de travail depuis 2004, très probablement d’épuisement, rapporte Bloomberg. La plupart d’entre eux étaient pourtant âgés entre 25 et 35 ans.
Ces décès s’ajoutent aux 83 000 accidents de travail qui ont eu lieu entre 2002 et 2005 dans ce secteur, dont près de 24 000 seulement en 2005.
La demande pour l’éthanol connaît un boom important, la production au Brésil ayant bondi de 22 % entre 2006 et 2007. Environ 15 % de cet éthanol est destiné à l’exportation, le reste étant consommé par les 3 millions de voitures sur les routes du pays qui peuvent carburer au E100 (100 % éthanol).
Les salaires dans le secteur de la canne à sucre sont deux fois plus élevés que ceux des travailleurs agricoles sans formation. Voilà qui explique pourquoi les travailleurs acceptent des conditions qui vont de difficiles à exécrables : chacun d’entre eux doit maintenant couper 12 tonnes de canne à sucre chaque jour. Cette production était de 6 tonnes il y a trente ans.
Outre l’effort physique, ces travailleurs doivent également vivre avec des maladies pulmonaires attribuables au fait que les champs de canne sont brulés avant d’être coupés, afin d’éliminer la végétation « inutile » et ainsi faciliter la coupe.
Plusieurs d’entre eux seraient affectés par la fibrose pulmonaire, qui aurait entraîné la mort de certains travailleurs selon le reportage de Bloomberg.
Alors que les États-Unis veulent multiplier par sept leur consommation actuelle d’éthanol d’ici 2017 (de 19 millions de litres à 132), l’intérêt pour l’éthanol n’est pas prêt de diminuer. Si l’éthanol à base de maïs est vertement critiqué pour son rendement énergétique modeste, l’éthanol brésilien semble pour sa part cacher une réalité qui n’est pas toujours rose pour ses travailleurs.
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Débat : comment concilier libéralisme et défi alimentaire ?
3.5.2007 par N.M..
Le niveau des stocks mondiaux de céréales inquiète… Il constitue surtout une bonne nouvelle : il va falloir produire… Mais comment ? Beaucoup estiment que la question du défi alimentaire est impossible à relever avec des marchés si volatils. L’OMC se casse les dents sur le dossier agricole, le monde alimentaire navigue à vue et l’écart entre offre et demande se creuse. Politiques, coopératives et syndicalistes tombent d’accord sur un point : cela ne peut durer. Quant à la forme que pourrait prendre une régulation mondiale, les points de vue divergent.
Rien ne va plus sur les marchés agricoles : offre plombée par deux années difficiles, demande en hausse tirée par la viande, les biocarburants… La bonne tenue de tous les cours et les marchés à terme au plus haut sont des indices qui ne trompent pas. Aux USA, les cotations du maïs à terme sont carrément « off the chart ». L’exigence d’une agriculture forte et productive ressurgit dans les esprits. Il y a une planète à nourrir… Si la situation est déjà tendue aujourd’hui, qu’en serat- il lorsque neuf milliards de bouches réclameront leur dû, que le pétrole aura besoin d’un successeur, et tout cela en plein réchauffement climatique ? Pour l’agriculteur, la conclusion est simple : il va falloir produire, relever la tête et retrousser les manches. La production alimentaire doit donc faire son come-back, et les derniers quintaux risquent de devenir indispensables !
DEMANDE EN HAUSSE CONSTANTE
Chine, Inde et Russie, pour ne citer qu’elles, s’occidentalisent à vitesse grand V. Et qui dit Occident, dit viande. « Pour fabriquer 1 calorie animale, il faut entre 4 et 11 calories végétales », précise Christian Pèes dans son livre L’arme alimentaire, les clés de l’indépendance(1). Et à ce mouvement de fond s’ajoute la ruée sur les biocarburants. Avec une centaine d’usines à travers le pays, les USA consacrent ainsi 20 % de leur production de maïs à l’éthanol, contre 6 % en 2000. Ce sont, d’après la FAO, plus de 55 millions de tonnes qui sortent des circuits classiques. Et ce n’est qu’un début… Selon l’ONIGC, la multiplication des hectares de maïs carburant pourrait bouleverser l’ensemble des assolements céréaliers d’Amérique du Nord, notamment dans les grands bassins de production des blés de printemps comme les États du Dakota. Le Canada, premier exportateur mondial en plein déstockage depuis la récolte record de 2005/2006, ne pourra sans doute pas compenser puisqu’il prépare lui aussi l’ouverture de nouvelles unités de biodiesel et d’éthanol pour 2007/2008. L’ONIGC prévoit d’ailleurs une augmentation des surfaces dédiées au canola, au soja et au blé fourrager, au détriment du blé dur. Autrement dit, c’est une voie royale qui s’ouvre pour le blé dur français dont les surfaces atteignent 450 000 hectares sur cette campagne. Pour l’Office, il reste en France un potentiel d’extension d’au moins 50 000 hectares sur cette culture dont les cours semblent durablement élevés. La conséquence, c’est qu’il va falloir produire pour combler cette demande dynamique à long terme. « La situation des céréales va sans doute obliger la société à adopter des politiques moins négatives à l’égard de la production », anticipe Philippe Chalmin.
ILS VEULENT REVISITER LE COMMERCE MONDIAL
Mais comme le note Pierre Pagesse, président du groupe Limagrain (interview page 20), la production ne peut s’installer durablement à la hausse que si la volatilité des cours est contenue. Les produits agricoles ne sont pas des produits financiers et une régulation mondiale s’impose car s’il est facile de mettre la clé sous la porte quand les cours diminuent, rouvrir la boutique le jour où l’on en a besoin est une autre paire de manches. Or, en matière de commerce international, c’est l’OMC qui fait la pluie et le beau temps. Mais voilà, le mandat de l’Organisation porte sur les droits de douanes, point barre. Autrement dit, le travail de l’OMC consiste d’abord à mettre sur un pied d’égalité des produits en provenance de pays ne respectant absolument pas les mêmes règles de jeu. D’où un nivellement par le bas, l’absence totale de visibilité sur la production et l’impossibilité pour les agriculteurs européens de valoriser leurs efforts pour la protection de l’environnement ou le respect de règles sociales. Et dans son livre-rapport à paraître sur la mondialisation(2), Hervé Gaymard (interview page 21) ne dit pas autre chose : « Seule une approche réaliste de l’OMC peut permettre d’accuser le manque crucial d’un lieu de discussion et de négociation où seraient traités ensemble, d’un même mouvement, commerce, conditions de travail, normes, alimentation, environnement », écrit l’ancien ministre de l’Agriculture.
ET SI LA SOLUTION ÉTAIT DANS LE SYSTÈME ?
Un constat que partage Laurent Fischer, vice président du CEJA, Conseil européen des jeunes agriculteurs. En marge des nombreuses voix qui s’élèvent pour réclamer une gouvernance mondiale, une structure au-dessus ou à côté de l’OMC, Laurent Fischer milite pour une solution à l’intérieur même du système : « À l’OMC, tu te fiches que des gamins fassent le travail ou que tu saccages l’environnement pour produire. Or, nous ne pourrons plus trouver d’accords à l’OMC sans prendre en compte les éléments sociaux et environnementaux. C’est une évidence, mais je ne vois pas comment une organisation parallèle pourrait y changer quelque chose. Je n’imagine pas que l’OMC puisse tenir compte de l’avis d’un autre organisme. Nous devons donc régler le problème en son sein et constituer des zones homogènes dans lesquelles les gens jouent avec les mêmes règles du jeu. Sinon, les droits de douane sont là », résume-t-il. Dans sa vision, ce ne sont plus 185 pays qui se retrouveront à l’OMC pour chacun tirer son épingle du jeu, mais cinq ou six grands groupes, dont l’UE malgré ses défauts constitue d’ailleurs un bon exemple. Avec un tel système, chaque bloc peut choisir de se développer et de valoriser ses efforts à l’intérieur de ses frontières. Fini la prime au qualitatif, social, ou environnemental ! Sans aller aussi loin dans le raisonnement, c’est peut être bien un cadre international au développement durable que propose le responsable syndical. Mais tout ce débat survient dans un contexte bien particulier : celui de la réactivation des négociations internationales sur le commerce des produits agricoles. Et si, finalement, tout ce remue-ménage n’était qu’un écran de fumée destiné à discréditer l’OMC pour masquer des positions faibles ? Laurent Fischer s’en défend avec énergie : « Les Jeunes Agriculteurs militent sur ce dossier depuis leur congrès mondial de 2001. Je crois au contraire que c’est maintenant qu’il faut en parler : on critique beaucoup Pascal Lamy mais en tant que directeur de l’OMC, et de part son profil, c’est certainement la personne qui peut changer les règles. Quant à son successeur en 2009, je ne me fais pas beaucoup d’illusions », prévient-il.
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Débat : L’éthanol plus polluant que l’essence ?
1.5.2007 par N.M..
Selon un article publié par la revue américaine “Environmental Science & Technology” les véhicules roulant à l’éthanol seraient plus polluants que ceux utilisant un carburant classique. L’étude, réalisé par Mark Jacobson, chimiste spécialiste des sciences atmosphériques de l’université de Stanford en Californie affirme que l’éthanol provoquerait davantage de maladies, et les décès liés à la pollution pourraient augmenter de 4%.
Plus d’infos :
L’article de Environmental Science & Technology (eng)
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Na pas rater, pour les amateurs le 4 et 5 juin l’Ethanol Summit 2007
5.4.2007 par N.M..
Les inscriptions pour l’Ethanol Summit 2007 sont ouvertes. L’événement aura lieu les 4 et 5 juin, à São Paulo. Y seront abordées les lignes de force politiques, sociales, environnementales, technologiques et commerciales de l’éthanol.
Selon les organisateurs, l’objectif est de débattre du présent et du futur des biocarburants dans le monde, de leurs implications socio-économiques et environnementales, ainsi que du rôle que la canne à sucre brésilienne peut jouer dans le développement durable ces prochaines décennies. Cette rencontre est organisée à l’initiative de l’UNICA (Union des industries de la canne à sucre).
pour + d’info : http://www.ethanolsummit.com/
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Polémique autour de l’or vert
20.3.2007 par N.M..
La visite de Bush au Brésil a suscité bien des bouleversements et déchaîné les scénarios géopolitiques s’articulant autour du marché des biocarburants. Revue des problématiques récemment mentionnées dans les médias
Lula et Bush chez Petrobras à Guarulhos vendredi 9 mars - Photo: Ricardo Stuckert/PR
À l’issue de la visite les 8 et 9 mars du président américain à São Paulo, les deux pays qui concentrent deux tiers de la production mondiale d’éthanol, soit 40 milliards de litres par an, ont signé un mémorandum de coopération visant notamment à faire des carburants d’origine agricole un produit commercialisable sur l’ensemble du marché mondial. L’accord prévoit l’établissement de normes techniques communes entre les deux pays, ainsi que le transfert de technologies à d’autres pays intéressés par la production.
Au Brésil, près de 90% des voitures neuves produites sont équipées d’un moteur hybride “flex-fuel”. Ouvrant la voie au reste du monde, Lula se rêve, légitimement, en roi de l’éthanol: écologiquement correct (deux tiers d’émissions de gaz à effet de serre en moins que les carburants fossiles), populaire auprès des consommateurs car moins cher à la pompe, sa production domestique soulage la dépendance vis-à-vis des pays producteurs de pétrole. Pour les médias brésiliens, l’enjeu soulevé est celui du dialogue avec les États-Unis: les barrières douanières à l’entrée du marché américain n’ont même pas été discutées, et les manifestations “fora Bush” provenaient du sein même du parti de Lula (PT). Aussi, la plantation de canne à sucre au profit d’autres cultures donne à réfléchir: a-t-on supprimé du maïs, du soja, des haricots pour produire ? Abattu un peu plus de forêt ? Quelles sont les conditions de travail d’une récolte manuelle de canne à sucre ?
Manifestants sur la Paulista, jeudi 8 mars - Photo: Marcello Casal Jr/Abr
De leur côté, les États-Unis sont devenus les premiers producteurs depuis fin 2006, et Bush s’est engagé à atteindre 20% d’utilisation de biocarburant d’ici 10 ans. Mais, secoué par ce brusque intérêt, le cours du maïs, utilisé en Amérique du Nord pour la transformation en biocarburant, a doublé dans les derniers mois. Ce qui n’est pas sans répercussions sur l’alimentation animale et humaine. Du point de vue des médias américains, la visite de Bush a essentiellement un objectif politique: les nombreuses élections sur 2006, entrainent l’Amérique du Sud dans un virage à gauche qui inquiète la maison blanche. Alors que les aides financières et promesses de constructions sonnent creux, l’éthanol est un sujet qui trouve de l’écho au Brésil. La stratégie de développement de l’éthanol, qualifié d’enjeu de «sécurité nationale» par Bush, vise à diminuer le pouvoir des pays de l’or noir.
On n’a pas de pétrole, mais on a des betteraves
En France, première puissance agricole d’Europe, la production d’éthanol est maîtrisée, grâce à l’utilisation de betteraves combinées à du blé. Mais la rentabilité de production est telle qu’il reste plus économique d’importer du pétrole. D’autre part, les surfaces agricoles nécessaires sont énormes, et la France tient à ses plantations diversifiées, pour l’alimentation et l’export.
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Débat : l’éthanol en France est-il une mesure de clientélisme électoral?
14.3.2007 par N.M..
Bio éthanol une mesure de droite ?
Contrairement aux apparences, il est possible de faire une vraie politique de droite sous couvert de l’écologie.
L’exemple des biocarburants à base de bio éthanol en est un exemple. En effet, la production d’éthanol à partir des betteraves et des céréales va d’abord bénéficier aux gros producteurs du centre nord de la France. Les subventions ne vont en effet pas tarder à venir car l’éthanol issu de la canne à sucre est beaucoup plus rentable à produire (1 tonne de betteraves pour 1 tonne d’éthanol, 1 tonne de canne pour 4 tonnes d’éthanol) et le premier producteur d’éthanol étant le brésil, il faudra encore une fois subventionner les plus gros de nos agriculteurs.
De plus, l’apport d’énergie (1 l de gazole pour 1,5 l d’éthanol) et de produits chimiques (engrais, pesticides, antifongiques) pour la culture des betteraves et des céréales est important et l’épuisement des sols encouragé.
Dernier point, seuls nos concitoyens les plus aisés pourront bénéficier du bio éthanol car il faut changer de voiture, les moteurs essence actuels n’étant pas adaptés.Bio diesel et voitures hybrides huile végétale / électriques : un avenir de gauche !
Eh bien oui ! Personne n’en parle, mais dès aujourd’hui tous les heureux propriétaires d’une voiture diesel (plus d’un français sur deux) peuvent remplir leur réservoir de 30% d’huile végétale sans problèmes mécaniques (pas législatifs !) et participer à la protection de l’environnement (il est possible d’en mettre plus mais un traitement de l’huile pour diminuer son acidité est nécessaire).
De plus, la majorité des producteurs d’oléagineux sont les petits agriculteurs du centre et du sud ouest de la France et s’il faut subventionner, autant que ce soit les petits qui en profitent pour une fois.
La culture d’oléagineux alternée avec celle des céréales permet de moins fatiguer les sols et donc diminue l’apport d’engrais et d’antifongiques.
Dernier point, actuellement nous importons des céréales transgéniques des USA, pour conserver de bonnes relations commerciales. Plus de problèmes ! A l’avenir, les transgéniques seront réservés aux biocarburants !
Pour conclure, il ne faut pas éliminer la solution bio éthanol ne serait ce que pour nos DOM, TOM et les accros de l’essence, mais la filière huile végétale est à encourager car dans le reste du monde, on mise sur des futures motorisations hybrides essence/électrique. A nous, Français, de proposer l’huile/électrique !
Enfin, les plus gros producteurs d’huile végétale sont les pays africains et asiatiques (l’huile de palme est actuellement consommée or elle est riche en acides saturés et favorise le cholestérol ; elle serait donc plus utile dans nos moteurs) et ce nouveau partenariat constituerait une aide à leur développement.
Ps: il existe aussi des petites voitures avec un moteur fonctionnant à l’air comprimé ! Qui a dit que le pétrole est une fatalité ? Courage et audace Ségolène ! Nous avons tant de temps à rattraper !
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L’éthanol source d’inflation sur le maïs
12.3.2007 par N.M..
Depuis les débuts de la production de l’éthanol, un biocarburant fait avec du maïs, des dizaines d’intervenants ont affirmé que le prix du maïs augmenterait. Des dizaines de spécialistes ont aussi soutenu le contraire.
Cette fois, c’est l’économiste principal du département américain de l’Agriculture qui se prononce : la forte demande d’éthanol fait augmenter le prix du maïs, mais elle fera aussi bondir le prix de l’alimentation en général. Keith Collins compare la situation à celle du pétrole. Le prix du baril a bondi, les journaux en ont fait leurs manchettes, les consommateurs se sont plaints mais ont continué d’acheter de l’essence.
Si le prix des grains augmente, cela fera inévitablement monter le prix de la viande, puisque les animaux mangent aussi du maïs et du soya. M. Collins estime que la quantité de maïs transformée en éthanol augmentera de 50 %.
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USA-Brésil : l’éthanol remplacera le pétrole au niveau mondial
11.3.2007 par N.M..
SAO PAULO, 11 mars (XINHUA) — Le protocole d’accord brésilo- américain sur l’éthanol aura un impact sur le monde entier, a déclaré samedi le ministre brésilien des Affaires étrangères Celso Amorim.
“Je crois que le pacte aura un effet important sur le Brésil, les Etats-Unis et tous les autres pays d’Amérique du Sud, d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie”, a annoncé M. Amorim lors d’une conférence de presse à Sao Paulo, la plus grande ville brésilienne.
Dans le cadre du protocole d’accord signé vendredi dernier, le Brésil et les Etats-Unis ont formé une alliance stratégique pour promouvoir la production et la consommation de biocarburant sur les marchés dans le monde.
Etant les deux producteurs les plus importants d’éthanol dans le monde, le Brésil et les Etats-Unis représentent 70% de la production mondiale d’éthanol.
Le Brésil et les Etats-Unis cherchent à établir les critères de la définition de l’éthanol pour que celui-ci puisse être commercialisé sur le marché mondial comme l’est le pétrole.
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