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Archive pour juil  

L’Europe veut favoriser les biocarburants

Europe Les biocarburants ne font pas l’unanimité, la commission européenne a donc plaidé ouvertement, jeudi dernier à Bruxelles, pour un développement des biocarburants en tenant compte des problématiques écologiques et concurrentielles.

A cette conférence était présent le président brésilien, Lula Da Silva, grand militant des biocombustibles, afin de faire un point sur ce sujet. Ce dernier mise beaucoup sur les pays pauvres et pense que les effets néfastes peuvent être évités. Fidel Castro pense tout l’inverse et ne cesse de stigmatiser les dangers des agrocarburants qui selon lui aggraveraient la faim dans le monde. La commission européenne a décidé de ne s’intéresser qu’aux impacts environnementaux de ces carburants. « Nous connaissons leurs effets négatifs sur la protection des sols, la biodiversité, la protection de l’air et les forêts du monde », admet Betina Ferrero-Waldner, commissaire aux Relations extérieures. La Commission a donc décidé d’inscrire des « normes de durabilité », c’est-à-dire favoriser les biocarburants de seconde génération encore moins polluants en CO2 et respecter les lois environnementales et les lois du travail. « Seuls les biocarburants qui respectent ces normes pourront bénéficier d’exemptions fiscales », précise le commissaire à l’Energie, Andris Piebalgs. Ces biocarburants proviendront de l’UE mais aussi d’importations. C’est à partir de ce moment qu’intervient l’économie dans l’écologie. Le commissaire de l’énergie a souligné que ces normes ne devaient pas handicaper le commerce international. Pourtant les problèmes commencent à surgir, les tarifs douaniers du Brésil s’élèvent déjà à 70% pour les importations. Le commissaire de l’Energie a pour but de les diminuer, voire les supprimer car pour lui cela rentre dans la politique du développement durable. L’Europe s’étant fixé de grandes ambitions, ces réformes semblent indispensables. En 2010, elle prévoit 10% de biocarburant dans les transports alors qu’aujourd’hui elle atteint difficilement les 3,3% … Tout cette agitation inquiète déjà les représentants de l’agriculture européenne qui voit se dessiner sous les biocarburants, la fin de la PAC. Un partenariat vient d’être conclu entre l’UE et le Brésil, mais les modalités de cette alliance n’ont pas été claires, il reste encore à trouver un juste milieu entre libéralisation des échanges et développement durable. Il reste aussi énormément de discussions et procédures mais on sent que la commission européenne prend le sujet en main.

Chine : PetroChina va investir 28,7 millions d’euros dans les biocarburants et la plantation de forêts

PetroChinaSelon un journal économique chinois, la compagnie pétrolière PetroChina prévoit d’investir 300 millions de yuans, soit l’équivalent de 28,7 millions d’euros, dans un projet visant à développer la production de biocarburants, dont les 2/3 serviront à financer les initiatives liées aux biocarburants et la plantation de forêts dans les provinces chinoises de Sichuan, Yunnan et Hebei. PetroChina, le plus grand producteur de pétrole et de gaz en Chine, a signé un accord avec l’Office national des forêts chinois afin de produire du biodiesel et de l’éthanol à partir de sources forestières. Le géant chinois a également annoncé qu’il était sur le point de créer un fonds commun de placement en collaboration avec cet office, financé par les 100 millions de yuans – soit 9,6 millions d’euros - restants, qui portera le nom de “China Green Carbon Foundation”. L’initiative de PetroChina intervient dans le cadre du programme chinois pour les biocarburants, qui inclut notamment la plantation de 13,3 millions d’hectares de forêts pour 2020, afin d’alimenter des usines de biomasse d’une capacité totale de 11 000 MW. La Chine espère également utiliser les arbres pour produire 6 millions de tonnes de biodiesel par an. L’industrie chinoise prévoit déjà que les projets de PetroChina en matière d’éco-développement seront profitables pour l’entreprise du fait de la volonté du gouvernement d’investir l’équivalent de 144 milliards d’euros (!) d’ici 2020 pour réduire la dépendance de la Chine à l’égard des produits pétroliers.

Les biocarburants répondront à 15% des besoins en carburant en 2030

Les biocarburants répondront à 15% des besoins en carburant en 2030Une étude publiée par le cabinet d’analyse économique Global Insight révèle que les biocarburants couvriront environ 15% de la demande mondiale de carburant automobile en 2030. Le rapport intitulé “le boom des biocarburants : implications pour l’industrie automobile, l’agriculture et l’énergie” indique que le monde produira plus de 100 milliards de gallons (un gallon = 3,78 litres) de biocarburants par jour en 2030, ce qui permettra de couvrir 15% des besoins en carburant. Cette proportion pourrait atteindre 35% dans des économies comme les Etats-Unis, premier consommateur mondial de carburant, ou le Brésil - où 15% du parc automobile est déjà équipé de moteurs “flex-fuel”, permettant de rouler à l’éthanol pur ou avec de l’essence additionnée de 20 à 25% d’alcool. D’aprè Global Insight, l’industrie automobile est déjà prête à adapter ses produits aux biocarburants et n’aura pas besoin d’une révolution technologique : “Tous les véhicules sont déjà prêts à fonctionner avec 5% de biocarburants et les véhicules neufs peuvent déjà tolérer un mélange comportant jusqu’à 30% de biocarburants.” Le développement annoncé des biocarburants a suscité des inquiétudes sur ses conséquences pour les prix agricoles dopés par la demande. Mais le cabinet souligne que des cultures non-alimentaires pourraient être développées pour réduire la dépendance à l’égard des cultures alimentaires. Global Insight cite par exemple plusieurs variété d’algues. L’économiste John Kruse, spécialiste des biocarburants, affirme : “La demande en biocarburants devrait représenter le développement le plus significatif dans l’agriculture depuis le développement du maïs hybride dans les années 1930″. Source : Global Insight, AFP

Le sorgho : l’avenir de l’éthanol?

sorghoLe sorgho est une culture adaptée aux terrains secs. En effet, pour une même surface de culture, le sorgho consomme deux fois moins d’eau que le maïs et huit fois moins que la canne à sucre. Par ailleurs, la plante peut être transformée en éthanol et le grain conservé pour l’alimentation, ce qui permet de ne pas créer de problèmes liés à la sécurité alimentaire. Enfin, le coût de la culture est cinq fois moins élevé que celui de la canne à sucre. Un institut de recherche, l’Indian Crops Research Institute for Semi Arid Tropics (ICRISAT) a donc travaillé sur cette plante et en a produit une variété améliorée. Les graines ont été distribuées à des paysans de l’Andra Pradesh, dont les terres semi-arides se prêtent bien à la culture du sorgho. Le projet est mené en partenariat avec une distillerie locale. Celle-ci traitera le sirop qui est produit dans les centres de collecte où les agriculteurs apportent le produit de leur récolte. Ce partenariat public-privé devrait permettre d’augmenter les revenus des agriculteurs concernés, l’objectif est d’arriver à couvrir 1.600 hectares pendant la prochaine période d’ensemencement.

Bruxelles :conférence internationale sur les carburants issus des produits agricoles

Lula Da Silva La conférence internationale sur les carburants issus des produits agricoles, à Bruxelles, a permis jeudi au président brésilien Luiz Inacio Lula Da Silva de présenter cette source alternative d’énergie comme le moyen de réduire le fossé entre pays riches et pauvres.

Mais dans le même temps, le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson a mis en garde contre les risques de déforestation liés à l’essor des biocarburants. Pour le président Lula, en tournée européenne de promotion de ces agrocarburants, leur bénéfice est double puisqu’ils contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique, via une baisse des émissions de dioxyde de carbone et aident les pays en développement à devenir des exportateurs d’énergie. “Tout individu dispose de la technologie et du savoir pour creuser un petit trou de 30 centimètres et planter un oléagineux qui puisse produire de l’énergie, cette énergie qu’il ne pouvait produire au XXe siècle”, a souligné M. Lula, qui avait signé la veille à Lisbonne un “partenariat stratégique” avec l’UE prévoyant un approfondissement des recherches en matières de biocarburants. A ses yeux, le boom que connaissent les biocarburants donne aux pays riches l’opportunité d’aider les pays moins bien lotis économiquement, une allusion aux barrières douanières sur l’éthanol qui ont fait reculer les exportations brésiliennes à destination de l’Union européenne. “Vingt pays produisent (aujourd’hui) de l’énergie pour approximativement 200 autres”, a-t-il souligné. “Avec l’adoption des biocarburants, plus de 100 pays produiront de l’énergie, ce qui rendra l’accès à l’énergie plus démocratique.” “Il est important d’examiner cette question avec l’idée de donner une chance à ceux qui n’en avaient pas au XXe siècle”, a-t-il ajouté, notant que les biocarburants pouvaient aussi permettre d’éviter des conflits dans le monde. Avant lui, le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, avait estimé que l’Europe devait accepter d’importer une large part de ses biocarburants, jugeant peu probable que l’UE parvienne à respecter son objectif de remplacement d’ici 2020 de 10% des carburants de transport par ces nouveaux carburants sans intensifier le commerce extérieur. Un effort destiné à réduire les importations d’hydrocarbures et les émissions de gaz carbonique. “Nous ne devrions pas favoriser une production européenne de biocarburants, avec une faible performance en matière de dioxyde de carbone, si nous pouvons importer des biocarburants moins chers et plus propres”, a-t-il relevé. Des propos qui laissent peu d’espoirs d’aide supplémentaire aux agriculteurs européens. Le colza est déjà cultivé partout en Europe à la faveur de subventions gouvernementales destinées à soutenir la transformation de cet oléagineux en biodiesel, pourtant plus polluant que l’éthanol dérivé de la canne à sucre ou du maïs. Au-delà de ces considérations commerciales, M. Mandelson a averti que l’UE ne pouvait tolérer qu’une montée en puissance des biocarburants se transforme en “une ruée dommageable pour l’environnement dans le monde en développement”. “Les Européens ne verseront pas de prime pour les biocarburants si l’éthanol dans leur voiture est produit par la destruction systématique des champs après celle des récoltes ou si cela se fait aux dépens des forêts tropicales”, a-t-il martelé. Selon les Nations unies, la production d’éthanol tiré du maïs devrait doubler entre 2006 et 2016 aux Etats-Unis. Dans l’UE, le volume d’oléagineux -essentiellement le colza- destinés à la production d’agrocarburants devrait passer, dans le même temps, d’un peu plus de 10 millions de tonnes en 2006 à 21 millions de tonnes en 2016

LVMH veut investir dans les biocarburants au Brésil

lvmhAgrofuel, filiale de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton (LVMUY), compte investir dans un site brésilien de production de biocarburants, selon l’agence de presse locale ProCana. Agrofuel, fondée en 2006 et déjà impliquée dans un projet de biocarburants en Ukraine, hésite encore entre la construction d’un nouveau site au Brésil ou l’acquisition d’une usine existante, précise l’agence. Agrofuel envisage aussi d’investir dans l’éthanol, mais sa préoccupation principale, pour l’instant, est d’exporter des biocarburants vers la France, selon ProCana.

Producteur d’éthanol : les profits au rendez-vous en 2007

PACIFIC ETHANOL INC  PACIFIC ETHANOL INC , société américaine de production d’éthanol (côtée au Nasdaq) annonce des résultats en forte croissance et une marge opérationnelle de plus de 15% pour le Q1 2007 : 100M$ de CA pour 15.3M$ de résultat.
Vous trouverez ici une présentation de leur stratégie de développement : business model pacific ethanol

L’éthanol c’est un véritable business!

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