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Archive pour fév
La suéde lance des autobus hybrides diesel à l’éthanol
27.2.2007 par N.M..
L’écologie dans les transports routiers avance encore en Suède ! Il y a déjà plusieurs centaines d’autobus qui fonctionnent avec des biocarburants dans ce pays, et la nouvelle étape est l’hybridation.
La société qui gère les transports d’autobus dans la région de Stockholm, SL, mettra en service l’année prochaine plusieurs autobus hybrides. C’est le fabricant Scania qui fournira ces autobus, il en termine le développement grâce à une subvention de l’agence suédoise de l’énergie. On attend le premier prototype pour le mois de mai, et l’objectif de cet autobus hybride est une réduction de la consommation de 25 %. L’architecture retenue est l’hybride série. C’est-à-dire que le moteur thermique n’a pas d’autre usage que de fournir du courant électrique, et c’est un moteur électrique qui fait seul avancer le bus.
Les ingénieurs suédois ont retenu plusieurs solutions techniques originales, comme l’emploi de supercondensateurs en lieu et place de batteries, pour faire tampon entre le moteurs thermique et l’électrique. Ils expliquent que ce choix a été effectué pour des motifs de durabilité. Ensuite, le moteur thermique, évidemment un diesel, n’est pas alimenté par du gazole, mais de l’éthanol. On ne le sait guère, mais un moteur diesel modifié peut en effet très bien fonctionner avec de l’éthanol, à la condition sine qua non que cet éthanol ait été additivé par une substance qui en relève l’indice de cétane. Mais c’est ce que font les suédois, qui disposent de beaucoup de bois pour produire de l’éthanol à bon prix, alors que les cultures de plantes oléagineuses sont peu développées.
Le nombre de bus hybrides à l’éthanol qui entreront en service l’année prochaine n’est pas encore connu, mais Scania indique qu’il s’agit d’une opération à grande échelle, et que sa technologie est robuste, conçue pour durer la vie normale d’un autobus.
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L’OPA américaine sur l’éthanol brésilien
26.2.2007 par N.M..
Le président américain George W. Bush va proposer au Brésil de créer «une sorte d’OPEP de l’éthanol», lors de sa visite le 9 mars, écrit dimanche le quotidien O Estado de Sao Paulo.
«Bush veut jeter les bases d’un marché de l’hémisphère, qui garantisse un approvisionnement stable en biocarburants avec une production diversifiée à travers toute la région», assure le quotidien. O Estado ajoute que «pour cela, le Brésil et les États-Unis doivent former des sociétés avec participation d’intérêts privés pour implanter des usines d’éthanol en Amérique centrale».
«L’hémisphère occidental dépense 7,2% de son produit (intérieur brut) pour importer du pétrole. Certains pays sont très vulnérables», a relevé Greg Manuel, conseiller aux Affaires énergétiques de la secrétaire d’État américaine Condoleeza Rice, cité par le quotidien.
«Il est important d’avoir pour fournisseurs tous nos amis à l’étranger, et ces amis souffrent aussi, ils n’ont pas toujours une pétrodiplomatie en leur faveur», a-t-il souligné.Le Brésil et les États-Unis représentent actuellement 70% de la demande mondiale d’éthanol avec une production de l’ordre de 17 milliards de litres chacun, tandis que l’ensemble de la région aurait un potentiel de production de 200 milliards de litres.
Le Brésil produit de l’éthanol à base de canne à sucre et les États-Unis à partir du maïs. L’éthanol est mélangé à l’essence à hauteur de 20 à 25% et plus de 80% des voitures actuellement vendues roulent à l’essence ou à l’alcool pur.
«Washington aura besoin d’un partenaire fiable, disposant des conditions technologiques et de capacités d’expansion de la production d’alcool. Aucun pays au monde n’est aussi avancé que le Brésil», a expliqué au quotidien Tom Trebat, analyste de l’Université de Columbia.
Selon la presse brésilienne, Washington veut promouvoir l’éthanol dans l’espoir de diminuer l’influence de la diplomatie pétrolière du président vénézuélien Hugo Chavez.
La vision géostratégique d’autres pays à propos de l’éthanol «n’est pas nécessairement la nôtre qui consiste à diversifier les sources d’énergie mondiales», a toutefois déclaré le chef de la diplomatie brésilienne Celso Amorim la semaine dernière, qui a dit «ne pas savoir quels sont les objectifs stratégiques du gouvernement américain».
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La Suéde drague la Tanzanie pour produire de l’éthanol bon marché
23.2.2007 par N.M..
La Tanzanie envisage de produire de l’essence-éthanol au mois de septembre cette année, avec l’assistance technique de la Suède. Ce projet a été dévoilé lors de la visite du président tanzanien Jakaya Kikaya Kikwete en Suède, a rapporté la presse locale jeudi.
Per Carstedt, directeur exécutif de la société suédoise SEKAB, a indiqué au président tanzanien que les tests de production de l’essence-éthanol pourraient commencer à Bagamoyo dans la région côtière de Tanzanien plus tard cette année. Ce combustible est fabriqué à partir de canne à sucre. La production de combustible à l’éthanol fournira à la Tanzanie non seulement du carburant mais offrira également des opportunités pour la création de plusieurs milliers d’emplois.
SEKAB et l’autre société suèdoise Scania négocient conjointement avec les autorités tanzaniennes sur la possibilité d’approvisionner les véhicules roulant à l’éthanol-carburant. Si la production et l’utilisation de ce combustible aboutissent dans ce pays, la Tanzanie deviendra l’un des premiers pays africains à utiliser ce biocarburant contribuant à la préservation de l’environnement.
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Le cocorico du flexfuel français !
23.2.2007 par N.M..
La semaine dernière, à Lisbonne, Alain Prost affirmait que d’ici 2008, 200 000 véhicules fonctionneront au flex fuel, c’est à dire au bioéthanol et à l’essence. Alain Prost, champion automobile, préside un groupe de travail mis en place par le gouvernement français sur le développement de ce carburant. “Fin 2007 il y aura entre 20.000 et 40.000 voitures équipées et 500 stations-service” ajoutait-il. L’E85 est constitué de 85% de carburant d’origine agricole et de 15% d’essence. Selon Thierry Breton, ministre de l’économie, la plupart des constructeurs automobile français sont favorables à cette évolution. Ils se seraient même engagés à ce qu’en 2009, la moitié des véhicules produits puissent fonctionner au flex fuel.
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La production de biocarburant crée beaucoup d’emplois à Madagascar
22.2.2007 par N.M..
Le directeur général de la société Bio Energy Invest, productrice de biocarburant, remet les problèmes des investisseurs sur le tapis.
• Pour quelle raison vous lancez-vous dans la production de biocarburant ?
- Plusieurs raisons motivent notre décision. La production de biocarburant dans un pays, comme Madagascar, est avantageuse sur tous les points. Il existe actuellement une demande réelle en matière de carburant non fossile dans le monde. Les pays européens, asiatiques et américains s’y intéressent beaucoup.
Pour le pays, l’avantage le plus concret consiste en une forte création d’emplois, par ailleurs facteur prépondérant pour engendrer de la richesse. D’un autre côté, avec une production régulière, le pays diminuera le volume d’importation de carburant fossile et pourra à terme améliorer sa balance commerciale.
• A quel stade les projets de Bio Energy Invest se trouvent-ils ?
- Les projets sont actuellement en suspens, à cause de la lenteur administrative. Nous attendons toujours la décision au sujet de la demande d’acquisition des terrains que nous avons lancée il y a presque deux ans.
Nous avons un projet de plantation et de transformation du jatropha sur une superficie de 2 500 hectares à Ambalakida, dans la région de Mahajanga. La demande a obtenu un avis favorable des autorités et responsables locaux et régionaux.
Nous attendons la réponse de l’Administration centrale. Pourtant le sol de ce terrain est pauvre et il ne se prête guère à d’autres types de culture, à part celle du jatropha. Avec le produit d’un hectare de ce oléagineux, on peut en extraire jusqu’à trois tonnes d’huile.
• Quels seront les risques si la décision prend encore du retard ?
- Le principal risque se trouverait dans le désistement de nos partenaires étrangers. Mise en place depuis le début de 2005, la société Bio Energy Invest s’est alliée à des entreprises allemandes et britanniques pour l’exécution du projet. Nos partenaires risquent de nous laisser tomber si le terrain n’est pas acquis. Ils ont déja approuvé sa disposition et sa situation géographiques.
• Plus précisément…
- La sécurisation foncière constitue une condition sine qua non de tout investissement, aussi bien national qu’étranger. Le projet possède une envergure assez importante. Car dans les premières années, nous pensons exploiter 1 250 hectares avec 45 emplois fixes et environ 600 emplois indirects. En vitesse de croisière, ce chiffre sera en nette augmentation. Il faut savoir également que nous avons déja acquis l’adhésion de la population locale.
• Votre projet est-il le seul à souffrir de la lenteur de l’Administration ?
Je ne pense pas. La légendaire lenteur de l’administration malgache reste un handicap à l’encontre de l’appel lancé auprès des opérateurs économiques. Nous en sommes actuellement victimes, surtout à cause du manque de prise de décision de l’Administration. Le cas de la société Bio Energy Invest constitue un cas parmi tant d’autres.
Les investissements se chiffrent pourtant en millions d’euros. De plus, le projet inclut un volet social en vue d’améliorer la vie de la population du site. Un bassin de production d’algues type spiruline y sera mis en place, afin d’apporter un complément alimentaire aux habitants.
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L’enjeux géopolitique de l’éthanol
21.2.2007 par N.M..
L’éthanol donne de l’assurance aux Américains qui misent sur une indépendance énergétique à moyen-long terme vis à vis du moyen Orient et de l’Amérique du sud. NM
Washington compte sur l’éthanol brésilien pour isoler Chavez
En cherchant à obtenir un accord sur ce biocombustible, les États-Unis espèrent réduire leur dépendance vis-à-vis du pétrole vénézuélien.
Il Y A ENCORE cinq ans, parler de l’éthanol comme énergie du futur faisait passer pour un doux rêveur, surtout au Brésil. Le géant latino-américain s’était enthousiasmé pour les véhicules à alcool dans les années 1980, mais il en était revenu. Des innovations technologiques dans la production du biocombustible et dans les voitures ont changé la donne : en ce début 2007, près de la moitié des nouvelles immatriculations brésiliennes sont des voitures flex (pouvant rouler aussi bien à l’éthanol qu’à l’essence) et le Brésil se prend à rêver d’être l’« Arabie saoudite verte » de demain. Car non seulement l’éthanol est moins cher, mais il est surtout beaucoup moins polluant. C’est dans ce contexte que deux émissaires américains de haut niveau - le sous-secrétaire d’État Nicholas Burns et l’émissaire en charge de l’hémisphère occidental, Thomas Shannon - sont venus en mission à Brasilia pour tenter d’obtenir un accord sur l’éthanol. Il aurait pour avantage de relancer la coopération commerciale entre les deux principales puissances économiques d’Amérique. Alors que le projet de zone de libre-échange des Amériques, de l’Alaska à la Patagonie, voulu par George Bush, a été définitivement enterré fin 2005 - notamment par les soins du Brésil - la Maison-Blanche cherche une façon de revenir dans la région. Mais surtout, ce traité pourrait réduire la dépendance énergétique vis-à-vis du Venezuela, qui exporte les quatre cinquièmes de son pétrole vers les États-Unis, et contribuer ainsi à isoler le président Hugo Chavez.
« Double discours »« Nous voulons freiner notre dépendance au pétrole dont souffre mon pays ainsi que d’autres dans la région, (…), et diversifier nos sources d’énergie parce que le pétrole a pour habitude de provoquer une distorsion négative dans le pouvoir de certains états »,a ainsi déclaré Nicholas Burns à l’agence Reuters sans mentionner le Venezuela. Au même moment, la secrétaire d’État Condoleezza Rice assurait à Washington qu’Hugo Chavez « détruisait économiquement et politiquement son pays ». Pour le Brésil, un accord avec les États-Unis qui déboucherait sur l’introduction de l’éthanol dans d’autres pays (l’Europe oblige déjà les voitures à inclure un pourcentage de biocombustible dans son essence) pourrait dégager d’énormes potentiels. Le Brésil est le plus grand producteur d’éthanol au monde, mais aussi le plus compétitif, l’alcool étant issu de la canne à sucre : le galon d’éthanol (3,78 litres) coûte 0,83 dollar, contre 1,09 aux États-Unis et 1,2 en Europe. Les exportations, encore timides, explosent : elles ont plus que doublé par rapport à l’année dernière. Mais les ventes d’éthanol, comme l’ensemble des produits agricoles brésiliens, butent sur les barrières commerciales dressées par les États-Unis et l’Europe, ce qui pousse Brasilia à accueillir prudemment les propositions américaines.Des hauts fonctionnaires du gouvernement de Luiz Inacio Lula da Silva tout comme les industriels de la canne à sucre avouent leur agacement face à ce qu’ils considèrent comme un « double discours » des États-Unis et de l’Europe. Mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Celso Amorim, a tenu à spécifier par ailleurs que le Brésil n’entrait dans aucune alliance contre Caracas : « La bonne politique, ce n’est pas celle de l’isolement, mais du dialogue », a-t-il conclu.
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Initiative pédagogique sur l’éthanol : le train de la terre
20.2.2007 par N.M..
«Notre but est de balayer les préjugés pour mettre fin aux malentendus qui ont creusé un fossé d’incompréhension entre le monde agricole et le reste de la société. Quand les français sauront ce qu’est vraiment leur agriculture et ce qu’elle leur apporte à tout moment de leur vie quotidienne, ils comprendront enfin les liens qui les unissent au monde rural » Philippe VASSEUR – Président de l’AFICAR
Le Train : une nouvelle étape dans la stratégie de communication L’objectif de l’AFICAR est de créer un lien de proximité avec le grand public. Sa première campagne de communication décline sur le thème « l’agriculture elle sait tout faire ». En prenant pour exemple le déroulement d’une journée- elle montre combien l’agriculture, et les produits qui en issus, sont omniprésents dans notre vie quotidienne. Scénario : le déroulement d’une journée ordinaire L’exposition démontrera à quel point l’environnement de l’agriculture est omniprésent tout au long d’une journée, du lever au coucher :
L’exposition démontrera à quel point l’environnement de l’agriculture est omniprésent tout au long d’une journée, du lever au coucher :
- mise en scène de la présence, parfois insoupçonnée, de l’agriculture dans notre quotidien (alimentation, cosmétique, sanitaire, habillement, etc.)
- présentation des nouveaux débouchés pour les produits d’origine agricole, dans les prochaines années (énergie, biochimie, pharmacie, etc.)
Quatre thèmes seront ainsi traités :
-alimentation -alimentation - textile / habillement
-chimie verte - biomasse / biocarburants
Lire le dossier de presse de l’événement : dossier_train_de_la_terre_01.pdf
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L’Afrique du Sud investit sur les biocarburants
19.2.2007 par N.M..
L’Industrial Development Corporation (IDC) a annoncé des investissements dans 5 projets de production de bio-éthanol. Le plus avancé, d’un montant de 174 millions d’euros, prévoit la construction d’une unité de conversion dans le KwaZulu Natal, province productrice de canne à sucre. Les unités suivantes seront établies dans le Free State, le Northern Cape, l’Eastern Cape et le Mpumalanga. L’ensemble devrait produire 1,1 milliard de litres/an, soit 10% de la consommation en carburant du pays. Chaque unité devrait coûter entre 50 et 100 millions d’USD.
Cette initiative fait suite à plusieurs opérations qui pourraient modifier sensiblement la place des biocarburants dans l’économie sud africaine.
Ethanol Africa, entreprise créée par un groupement de producteurs de maïs, projette de construire un ensemble d’unités de conversion maïs/éthanol pour un total de plus de 800 millions d’euros. Cet investissement pourrait devenir extrêmement rentable si, comme il en est question, l’utilisation d’éthanol devenait obligatoire pour les carburants d’automobiles. La première unité, qui coûtera 94 millions d’euros, sera construite à Bothaville (Free State) au coeur même de la principale région de production de maïs du pays. Energy Development Corporation (EDC), une filiale de l’étatique Central Energy Fund, devrait acquérir 25,1% des parts d’Ethanol Africa.
EDC travaille aussi avec Sasol sur une unité de conversion du soja/ permettant de produire 100 millions de litres de biogazole par an.
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