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Archive pour 9.1.2007

Ethanol GreenField envisage l’ouverture d’autres usines d’éthanol

L’usine de Varennes, qui entrera en service en janvier, ne pourra pas répondre seule aux objectifs du gouvernement québécois

Alors qu’elle met la dernière touche à son usine toute neuve de Varennes en vue d’une mise en service en janvier prochain, Ethanol GreenField doit déjà envisager l’expansion.

” Pour atteindre l’objectif du gouvernement québécois en 2012, nous devrons avoir une ou deux autres usines qui fonctionneront à partir de la biomasse agricole ou forestière “, indique Jean Roberge, directeur général de l’usine.

Dans sa politique énergétique publiée au printemps dernier, le gouvernement Charest se propose d’exiger des raffineurs, au plus tard dans six ans, qu’ils incorporent 5 % d’éthanol dans l’essence des véhicules moteurs. De son côté, le gouvernement canadien a fixé un objectif de 5 % de carburant renouvelable dans l’essence d’ici 2010.

Si la norme de 5 % de mélange renouvelable dans le carburant automobile devient obligatoire, il faudra distiller au moins 450 millions de litres au Québec.

Ethanol GreenField, connue autrefois sous le nom des Alcools de commerce, construit à Varennes une distillerie d’une valeur de 110 M$ qui devrait produire 120 millions de litres d’éthanol, assez pour éthanoler 2,4 milliards de litres d’essence classique au taux de 5 %, soit environ 30 % de la consommation annuelle d’essence au Québec .

La distillerie de Varennes s’appuie sur un arrangement commercial unique au Canada.

Par l’entremise de Pro-Éthanol, leur coopérative de commercialisation, 525 producteurs de maïs ont pris une modeste participation de 5 % dans la propriété de l’usine et scellé un accord d’approvisionnement lui garantissant entre 300 000 et 320 000 tonnes de maïs par année. Cela représente environ 35 % de la production annuelle de ses membres et moins de 10 % de la production de maïs-grain au Québec.

Une demande amériacine de 2,5 milliards de boisseaux

” Depuis quelques années, grâce à de nouvelles variétés, nos rendements ont augmenté, de telle sorte que nous avons un excédent. Et c’est là qu’il devient important d’ouvrir un nouveau marché industriel. C’est une chance, parce que nous ne serions pas capables de résister à la pression internationale sur les prix “, explique Germain Chabot, producteur de Saint-Damase et président de Pro-Éthanol.

” Ce qui nous importe, c’est de sécuriser notre approvisonnement localement “, dit Jean Roberge. Tout le maïs dont la distillerie aura besoin proviendra des fermes situées dans un rayon d’environ 80 kilomètres de Varennes.

Ethanol GreenField n’exclut pas de recourir à nouveau à ce modèle d’affaires à l’avenir. ” C’est le seul projet conçu sur une alliance entre une coopérative de producteurs et une société industrielle. ”

En Ontario, où elle a deux usines en exploitation et deux autres en préparation, Ethanol GreenField, qui achetait le maïs des opérateurs d’élévateurs à grains, traite depuis peu directement avec les producteurs selon diverses formules de contrat à terme ou à prix moyen.

La société aura besoin de 60 millions de boisseaux d’ici la fin de 2008 pour produire environ 700 millions de litres d’éthanol au Canada. D’ici deux ans, la demande nord-américaine de maïs pour la production d’éthanol devrait augmenter à 2,5 milliards de boisseaux.

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