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Archive pour déc
La France lance les premiers véhicules ‘flex-fuel’
30.12.2006 par N.M..
Commercialisés en France depuis plusieurs mois par le constructeur américain Ford, ces véhicules importés d’Allemagne n’avaient pas trouvé preneurs car le carburant qui les alimente, l’”E85″, est interdit dans l’Hexagone. Jeudi, dans la Marne, le ministre de l’Industrie homologuera à titre exceptionnel ce carburant, non taxé, dont l’éthanol qui le compose est issu de la distillation de la betterave ou du blé.
Pour la circonstance, François Loos reliera Vitry à Châlons-en-Champagne à bord d’une Ford Focus, la première voiture “flex-fuel” en France. “Les géants français n’étaient pas en mesure de fournir un véhicule flex-fuel. Ford a été le seul. On n’avait pas le choix”, a-t-on déclaré au Conseil général de la Marne. Celui-ci s’est porté candidat pour l’expérience, grandeur nature, en fournissant à son personnel une flotte de sept véhicules Ford. Le Conseil s’équipera d’une pompe “E85″.
Face à la flambée des cours du pétrole, à la volonté de réduire sa facture énergétique et aux impératifs écologiques, le gouvernement entend transformer l’essai. La Champagne-Ardenne et la Picardie, deux régions pionnières dans le développement des “agro bio-industries”, envisagent déjà d’expérimenter de 100 à 1.000 véhicules flex-fuel, dans le cadre du pôle de compétitivité “industries et agro-ressources”.
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Allemagne : montée en puissance des biocarburants
29.12.2006 par N.M..
En Allemagne, les biocarburants issus de la biomasse pourraient, dès aujourd’hui, couvrir 20% de la demande en carburant et ainsi réduire sensiblement la dépendance du pays vis-à-vis des importations de pétrole.
D’après Stephan Kohler, président de l’agence allemande de l’énergie (DENA), leur part pourrait atteindre 35% d’ici 2030. Dans une récente étude impliquant industriels et politiques, la DENA a examiné, dans cette optique, les possibilités du processus de liquéfaction de la biomasse (”Biomass-to-Liquid” ou BtL). Dans les pompes des stations service, on trouve d’ores et déjà, mélangée aux carburants classiques, une certaine quantité de ces essences “agricoles”. Le gouvernement souhaite atteindre un taux d’incorporation de 8% d’ici 2015 (3,5% aujourd’hui). Jusqu’à maintenant, seuls certains constituants de la plante sont utilisés pour la production de ce “pétrole vert” de première génération, l’huile tirée du colza par exemple. Pourtant des carburants de deuxième génération, comme le BtL, sont à l’étude : l’intégralité de la plante est utilisée pour synthétiser le carburant. Contrairement à l’éthanol ou au biodiesel, le BtL n’est pas encore produit en quantités industrielles. Selon M. Kohler, cela est toutefois possible. Une installation de production coûterait entre 400 et 600 millions d’euros. Le prix d’un litre de BtL s’élèverait à moins de 80 centimes d’euro. Ce carburant de seconde génération permettrait une réduction accrue des émissions de CO2 par rapport aux carburants de première génération. La Dena se dit toutefois préoccupée par l’augmentation visible de la concurrence entre les différents secteurs consommateurs de biomasse. Cette ressource s’avère en effet de plus en plus exploitée par l’industrie chimique ainsi que par les activités de production électrique et de production de chaleur. |
| Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 316 du 20/12/2006 rédigé par l’Ambassade de France en Allemagne. |
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Le Canada mise à fond sur les biocarburants
29.12.2006 par N.M..
Le gouvernement canadien a annoncé mercredi un investissement de 345 millions de dollars (300 millions USD) pour favoriser la production de biocarburants.
La ministre de l’Environnement Rona Ambrose a d’autre part annoncé que le gouvernement allait imposer un seuil minimum de 2% de carburants renouvelables dans le diesel et le fuel domestique d’ici 2012.
Rona Ambrose avait déjà indiqué en mai que le Canada s’est fixé comme objectif de parvenir à un pourcentage de 5% de biocarburant dans l’essence d’ici 2010
Sur la somme attribuée, 200 millions iront au cours des 4 prochaines années en soutien direct au secteur industriel. Ottawa se dit ainsi prêt à financer à hauteur de 25 % de nouveaux projets d’usines de biocarburants, avec un maximum de 25 millions par usine. Les 145 millions restants seront consacrés à la recherche et au développement, à des transferts de technologies et à l’élaboration de plans pour promouvoir les biocarburants.
L’annonce conjointe des ministres de l’Agriculture et de l’Environnement vise à souligner le double objectif de la nouvelle politique. La condition à la subvention aux usines est de recourir à de la matière première d’origine agricole pour produire des biocarburants. L’utilisation de grains de différents types, mais surtout du maïs, devrait aider à soutenir les prix aux agriculteurs.
La mesure annoncée par Rona Ambrose d’exiger d’ici 2012 que le diesel et le mazout pour le chauffage contiennent un minimum de 2 % de biocarburants aura l’effet équivalent au retrait d’un million de voitures des routes par année. A l’horizon 2010, l’essence devra également contenir 5 % de biocarburants au Canada.
Un tel programme exigera toutefois une augmentation considérable de la capacité de production de biocarburants du pays. La ministre a cependant spécifié que ses initiatives environnementales ne pourront pas être lancées si le projet de loi sur la qualité de l’air est bloqué aux Communes par l’opposition.
Sources : AFP, Radio Canada, La Presse Affaires
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Madagascar : 975 millions de litres d’éthanol peuvent sauver les forêts
29.12.2006 par N.M..
| Le biocarburant et le biocombustible (éthanol) sont encore dans leur phase d’études et de recherches à Madagascar. | ||||
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Biomasse, de nouveaux marchés ! Comment mobiliser la ressource ?
28.12.2006 par N.M..
Le défi est là : comment mobiliser durablement la ressource pour répondre à une demande en forte croissance, tout en tenant compte de la concurrence des usages et tout en assurant son renouvellement et la protection de l’environnement ?
! Comment mettre en valeur le potentiel de la biomasse pour répondre aux enjeux de réduction des gaz à effet de serre ?
! Quelles sont les conditions de mobilisation de la biomasse au regard de la concurrence existant entre les différents usages ?
! Comment utiliser les expériences de mobilisation de la biomasse pour répondre à l’accroissement de la demande ?
! Comment mettre en perspective les facteurs-clefs de réussite de cette mobilisation ?
DIRECTION DES ENERGIES RENOUVELABLES DES RESEAUX ET DES MARCHES ENERGETIQUES ADEME
Séminaire organisé par l’ADEME, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie,Direction des Energies Renouvelables, des Réseaux et des Marchés Energétiques (DERRME),dans le cadre d’EUBIONET II, programme européen financé par l’action clé ALTENER du programme EIE « Intelligent Energy –Europe » et de la 14e Conférence Européenne et Exposition sur la Biomasse pour l’Energie, l’Industrie et la Protection du Climat (17 au 21 octobre 2005- Paris)
lire l’étude : etude-biomasse.pdf
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Éthanol Greenfield construira sa plus grosse usine à Johnstown (On)
26.12.2006 par N.M..
Éthanol GreenField, le plus gros producteur d’éthanol au Canada, a annoncé au début de décembre la construction de sa plus grosse installation de production d’éthanol. L’usine sera située à Johnstown dans l’Est ontarien, près de Prescott et de la voie maritime du St-Laurent. On prévoit y produire quelque 200 millions de litres d’éthanol par année.
Environ 20 millions de boisseaux de maïs seront nécessaires chaque année à l’usine, qui sera opérationnelle d’ici mi-2008. L’usine de Johnstown devrait également créer 50 emplois dans la région.
Éthanol GreenField dit que le fait que « l’Est de l’Ontario est une région qui produit beaucoup de maïs, a facilité la décision d’investir à Johnstown ».
Le gouvernement de l’Ontario exige que l’essence vendue en Ontario contienne en moyenne 5% d’éthanol d’ici 2007. Ce chiffre doublera à 10% d’ici 2010. Le gouvernement fédéral s’est aussi engagé à ce que tout le carburant vendu au Canada contienne 5% d’éthanol d’ici 2010.
Éthanol GreenField applique le programme Ontario Buy Direct, qui bénéficie aux producteurs de maïs de l’Ontario en les encourageant à vendre leur produit directement à l’usine d’éthanol, améliorant ainsi leurs options de mise en marché. Ce programme est offert exclusivement aux agriculteurs de l’Ontario, leur permettant de gérer les risques, de contrôler les mouvements de trésorerie, d’augmenter leur rentabilité et de bénéficier d’une flexibilité quant aux contrats. Ce programme offre différentes options de vente, par exemple Futures First, un contrat à terme permettant aux producteurs de fixer leurs prix et d’établir une base avant la livraison.
Éthanol GreenField, auparavant Les Alcools de commerce Inc., est le principal producteur d’éthanol-carburant et d’alcool emballé au Canada. L’entreprise produit 215 millions de litres d’éthanol par année à ses usines de Chatham et de Tiverton, Ontario. Une troisième installation ouvrira à Varennes, Québec, en février 2007, et une autre usine est en cours de construction à Hensall, Ontario.
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Prototype : Du bio-éthanol pour la Volvo XC 60
26.12.2006 par N.M..
On sait maintenant quel moteur se cache sous le capot du concept XC 60 que Volvo présentera à Detroit dans une dizaine de jours.
La Volvo XC 60 est un crossover à transmission intégrale lançant de nouvelles pistes stylistiques pour la marque suédoise. On a appris que le bloc choisi fonctionne au bioéthanol. Ce moteur six cylindres 3.2 a été optimisé pour fonctionner avec l’E85, un carburant fonctionnant avec 85 % de bioéthanol. Il est aussi Flexifuel puisqu’il peut rouler avec de l’essence « normale ».
Cette motorisation E85 permet au XC 60 de revendiquer 265 ch et un couple de 340 Nm, tout en diminuant les émissions de CO2 de 80 %. Le 0 à 96 km/h est effectué en 8,2 s. Quant à la vitesse de pointe, elle est d’environ 230 km/h.
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Brésil-Petrobras : du pétrole à l’éthanol
26.12.2006 par N.M..
Petrobras, l’opérateur pétrolier national brésilien est devenu un acteur décisif au Brésil dans le développement des biocarburants, éthanol et biodiesel.
Le groupe affirme cependant ne pas avoir l’intention de concurrencer le secteur privé.
Pour rappel, l’éthanol est un combustible fabriqué à base de canne à sucre. Le gouvernement brésilien a décidé de porter de 20% à 23% la pourcentage obligatoire d’alcool dans l’essence à partir du 20 novembre.
I – Petrobras : un groupe complet dans l’énergie
“Nous ne nous considérons pas seulement comme une compagnie pétrolière mais comme une compagnie du secteur énergétique”, a déclaré récemment le directeur d’approvisionnement de Petrobras, Paulo Roberto Costa.
Selon lui, cela n’est pas contradictoire avec les activités traditionnelles de Petrobras, qui a assuré cette année l’autosuffisance pétrolière au Brésil. “Nous avons continué à faire de gros investissements dans le secteur pétrolier, mais nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de rester en marge des biocarburants”, a souligné M. Costa. “Nous nous acheminons vers des alternatives (énergétiques) et qu’on le veuille ou non, la part des biocarburants continuera d’augmenter dans le secteur énergétique mondial”.
D’ici à 2015, 5 à 7% du volume d’affaires de Petrobras pourrait provenir du secteur des biocombustibles.
II – Des objectifs majeurs
Petrobras prépare la construction d’un “alcooduc” de 800 kms qui transportera l’éthanol depuis l’Etat de Goias (centre du Brésil) au port de Sao Sebastiao (Etat de Sao Paulo). Le groupe a aussi formé des compagnies mixtes avec le Japon et d’autres pays pour encourager l’exportation et procéder à l’adaptation de ses navires citernes.
Selon la compagnie, d’ici à cinq ans, le Brésil multipliera par 4 ses exportations d’éthanol pour atteindre 10 milliards de litres, et l’entreprise d’Etat pourra assurer de 25 à 30% de cette demande.
Petrobras a d’autre part participé au lancement du Plan national de biodiesel, fabriqué à partir d‘oléagineux, qui dès 2008 sera mélangé à hauteur de 2% au gazole. Son objectif est de produire 870 millions de litres de biodiesel d’ici à 2011, en partenariat avec d’autres investisseurs.
III – Inquiétudes des acteurs privés
Cet engagement dans des domaines non traditionnels inquiète les acteurs privés du secteur. “Petrobras est la seule compagnie pétrolière du monde qui a compris qu’elle pouvait avoir de l’essence verte et qui achète de l‘éthanol sur le marché pour le vendre”, a dit ainsi Maurilio Biagi, conseiller de l’Union de l’agro-industrie de la canne à sucre de Sao Paulo (Unica).
Dans le domaine du biodiesel, M. Biagi reconnaît que la situation est différente: sans Petrobras, le biodiesel brésilien aurait difficilement décollé, étant donné que la compagnie offre de fait une subvention aux agriculteurs, en achetant le produit à un prix supérieur à celui auquel elle le vend, une politique soutenue par le gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva.
Mais Ronaldo Knack, organisateur d’Enerbio, estime que Petrobras aspire à une position de monopole pour le biodiesel et demande “qu’elle se limite à ses attributions”. Il estime que le H-Bio a été une initiative “précipitée” de la part de Petrobras, qui a été lancée sans que l’on connaisse les effets de ce procédé sur les moteurs. M. Costa rétorque qu’il “ne revient pas à Petrobras d’être un régulateur de marché”. “Nous allons y participer et sa régulation éventuelle reviendra au gouvernement et à lui seul”, selon le directeur de Petrobras.
IV – Production d’éthanol du Brésil
Les exportations d’éthanol devraient augmenter cette année de 700 millions de litres pour une production en hausse de 1,7 milliard de litres par rapport à 2005, d’après le ministère. La production d’alcool devrait s’élever à 17,4 milliards de litres en 2006 et les exportations à environ 3,1 milliards, selon des chiffres de l’Union de la filière canne à sucre, Unica. Le Brésil est le premier producteur et exportateur mondial d’éthanol à base de canne à sucre. Plus de deux millions de voitures sont équipées de moteurs “flex” fonctionnant à l’essence additionnée d’alcool ou à l’éthanol pur.
L’éthanol représentait fin 2005 40 % du carburant - hors diesel - consommé dans le pays, selon l’Unica. Le Brésil est en effet le seul Etat au monde à avoir misé sur une énergie renouvelable pour la fabrication de son combustible. Le gouvernement au pouvoir entre 1964 et 1985 avait alors donné le coup d’envoi à ce plan. Après le premier choc pétrolier de 1973, la junte décrète la mobilisation générale. Via la mise en oeuvre de mesures contraignantes, de subventions et d’incitations fiscales, elle oblige les constructeurs automobiles et les “nouvels émirs” de la canne à sucre à travailler conjointement pour fabriquer des voitures carburant à l’éthanol. Dès le milieu des années 80, 96 % des véhicules vendus dans le pays ne roulent ainsi qu’à l’éthanol, appelé tout simplement « alcool » au Brésil.
Mais comme le pétrole dans les années 70, l’éthanol devient également une denrée rare, donc chère, au milieu des années 90. Les producteurs de canne à sucre avaient en effet préféré écouler leur marchandise sur le marché mondial pour profiter de la flambée des prix, plutôt que de consacrer une partie de leur récolte à la fabrication de l’éthanol, moins lucratif et limité au marché brésilien.
Echaudés par les effets de pénurie devant les pompes, les Brésiliens avaient alors abandonné en masse les voitures à l’éthanol. Mais le carburant fait alors un come-back remarqué grâce au secteur privé et Volkswagen qui en 2003 met sur le marché la première voiture flex-fuel. Un véhicule fonctionnant à l’essence, à l’éthanol ou aux deux à la fois.
IV – 3/4 des voitures vendues en 2006 au Brésil sont hybrides
L’industrie automobile brésilienne a vendu cette année (jusqu’à fin novembre) 1.269.227 automobiles hybrides, ce qui représente 77% du total des ventes, a indiqué mercredi l’Association nationale des fabricants de voitures (Anfavea).
Pour le seul mois de novembre, 141.578 voitures hybrides qui fonctionnent aussi bien à l’essence qu’à l’éthanol à base de canne à sucre, ont été vendues au Brésil, soit 81,4% du total des véhicules commercialisés. Depuis le lancement, en mars 2003, des véhicules hybrides, 2,45 millions de voitures de ce type ont été vendus au Brésil. En 2005, 812.104 voitures hybrides avaient été commercialisées, soit 50,2% du total des voitures vendues sur le marché brésilien.
Source : AFP
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En Allemagne, les biocarburants issus de la biomasse pourraient, dès aujourd’hui, couvrir 20% de la demande en carburant et ainsi réduire sensiblement la dépendance du pays vis-à-vis des importations de pétrole
Actuellement, des projets de plus ou moins de grande envergure commencent à voir le jour. La filière a besoin du concours des bailleurs de fonds pour le financement de la R&D et de l’exploitation. De même, l’Etat assurera la facilitation des procédures d’acquisition de terrain et la mise en place d’un cadre législatif et fiscal.