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Archive pour 30.11.2006

La bagasse de canne à sucre pour la production d’électricité sur le continent africain

On considère de plus en plus la biomasse comme une ressource renouvelable et respectueuse de l’environnement pour la production d’électricité partout dans le monde, mais plus particulièrement dans les pays importateurs de pétrole. Une ressource de ce type, importante dans de nombreux pays du continent africain, est la canne à sucre. Lorsqu’elle est cultivée, la canne à sucre convertit mieux que n’importe quelle autre plante l’énergie solaire en biomasse par la photosynthèse. La biomasse de la canne d’une parcelle commerciale représente environ 55 tonnes de matière sèche, sous forme d’hydrates de carbone, de fibres et de sucres solubles. De cette matière sèche, on n’exploite que la moitié, les sucres et les fibres présents dans les tiges de canne. Lors de l’extraction du sucre, la partie fibreuse de la tige de canne – la bagasse, composée de 50 % de fibres, de 48 % d’humidité et de 2 % de sucres – est brûlée pour générer de la vapeur d’eau et de l’électricité pour répondre aux besoins énergétiques des raffineries. Au cours des années, les usines sucrières d’un certain nombre de pays ont pris des mesures de conservation et de meilleure utilisation de l’énergie, dans le but soit de générer un excédent de bagasse qui puisse être utilisé pour la production de pulpe de pâte à papier et de panneaux de particules, soit de revendre de l’électricité au réseau. Dans des pays comme Maurice, privée de toute source d’énergie fossile, l’accent a été mis sur l’exportation d’électricité. Un progrès significatif dans ce domaine vient de l’adoption de chaudières et de turboalternateurs à haute pression (jusqu’à 82 bars pour ces derniers) et de la réinjection d’électricité dans le réseau d’une manière durable d’un point de vue commercial. De telles installations brûlent de la bagasse pendant la saison de culture et utilisent le charbon en complément dans l’intersaison. À Maurice, 11 usines sucrières sont opérationnelles et 10 d’entre elles réinjectent de l’électricité dans le réseau. Environ 44 % de l’électricité de Maurice, soit 750 gigawatts, vient de l’industrie sucrière, dont 300 gigawatts de la bagasse.

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