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Archive pour nov
La bagasse de canne à sucre pour la production d’électricité sur le continent africain
30.11.2006 par N.M..
On considère de plus en plus la biomasse comme une ressource renouvelable et respectueuse de l’environnement pour la production d’électricité partout dans le monde, mais plus particulièrement dans les pays importateurs de pétrole. Une ressource de ce type, importante dans de nombreux pays du continent africain, est la canne à sucre. Lorsqu’elle est cultivée, la canne à sucre convertit mieux que n’importe quelle autre plante l’énergie solaire en biomasse par la photosynthèse. La biomasse de la canne d’une parcelle commerciale représente environ 55 tonnes de matière sèche, sous forme d’hydrates de carbone, de fibres et de sucres solubles. De cette matière sèche, on n’exploite que la moitié, les sucres et les fibres présents dans les tiges de canne. Lors de l’extraction du sucre, la partie fibreuse de la tige de canne – la bagasse, composée de 50 % de fibres, de 48 % d’humidité et de 2 % de sucres – est brûlée pour générer de la vapeur d’eau et de l’électricité pour répondre aux besoins énergétiques des raffineries. Au cours des années, les usines sucrières d’un certain nombre de pays ont pris des mesures de conservation et de meilleure utilisation de l’énergie, dans le but soit de générer un excédent de bagasse qui puisse être utilisé pour la production de pulpe de pâte à papier et de panneaux de particules, soit de revendre de l’électricité au réseau. Dans des pays comme Maurice, privée de toute source d’énergie fossile, l’accent a été mis sur l’exportation d’électricité. Un progrès significatif dans ce domaine vient de l’adoption de chaudières et de turboalternateurs à haute pression (jusqu’à 82 bars pour ces derniers) et de la réinjection d’électricité dans le réseau d’une manière durable d’un point de vue commercial. De telles installations brûlent de la bagasse pendant la saison de culture et utilisent le charbon en complément dans l’intersaison. À Maurice, 11 usines sucrières sont opérationnelles et 10 d’entre elles réinjectent de l’électricité dans le réseau. Environ 44 % de l’électricité de Maurice, soit 750 gigawatts, vient de l’industrie sucrière, dont 300 gigawatts de la bagasse.
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Cinq usines d’éthanol reçoivent 46 millions de dollars du gouvernement du Canada
29.11.2006 par N.M..
BRANTFORD (ONTARIO) - La production canadienne de carburant de transport renouvelable augmentera encore de façon notable, dans la foulée de l’annonce de la mise en place d’un second volet du Programme d’expansion du marché de l’éthanol (PEME). Le gouvernement du Canada prévoit consacrer 46 millions de dollars de plus à la construction ou à l’agrandissement de cinq usines d’éthanol.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Andy Mitchell, au nom du gouvernement du Canada, a annoncé aujourd’hui les résultats du concours, au terme duquel les entreprises suivantes obtiennent des fonds du second volet du PEME : Les Alcools de commerce inc. - 15 millions de dollars pour une nouvelle usine à Windsor, en Ontario; Husky Oil Marketing Company - 10,4 millions de dollars pour une usine à Minnedosa, au Manitoba; Integrated Grain Processors Cooperative Inc. - 11,9 millions de dollars pour une nouvelle usine à Brantford, en Ontario; Permolex Ltd - 1,1 millions de dollars pour agrandir ses installations de Red Deer, en Alberta; Power Stream Energy Services Inc. - 7,3 millions de dollars pour convertir en usine d’éthanol une amidonnerie qui a fermé ses portes récemment à Collingwood, en Ontario. Ces contributions s’ajoutent aux 72 millions de dollars déjà accordés à six autres projets dans le cadre du premier volet du Programme d’expansion du marché de l’éthanol. ” L’intérêt suscité par ce programme prouve la croissance et les possibilités de l’industrie de l’éthanol au Canada, a déclaré M. Mitchell. C’est une bonne nouvelle pour le milieu agricole car cela signifie l’ouverture d’un nouveau marché pour les agriculteurs canadiens. ” En faisant l’annonce, M. Mitchell a souligné que les promoteurs soutenus par l’intermédiaire des deux volets du Programme d’expansion du marché de l’éthanol s’attendent à produire 1,2 milliard de litres d’éthanol-carburant par an d’ici la fin de 2007, ce qui ferait passer la production annuelle du Canada à 1,4 milliard de litres, soit sept fois ce qu’elle était avant le lancement du programme et suffisamment pour que le gouvernement du Canada soit en mesure de respecter deux ans plus tôt que prévu son engagement face aux changements climatiques par la production d’éthanol. Le gouvernement s’est engagé à faire en sorte que, d’ici 2010, 35 % des mélanges d’essence en circulation au Canada comportent 10 % d’éthanol. En outre, la contribution financière de 118 millions de dollars faite par le gouvernement du Canada au titre du PEME a eu pour résultat que les entreprises participant à ces projets y investiront près de 1 milliard de dollars. On s’attend à ce que les trois projets de l’Ontario, conjugués aux autres projets ayant reçu une contribution dans le cadre du premier volet du PEME, fassent grimper la production d’éthanol dans la province à près de 800 millions de litres par année, ce qui devrait suffire pour répondre à l’exigence annoncée par le gouvernement de l’Ontario voulant que l’essence vendue dans la province contienne en moyenne 5 % d’éthanol d’ici 2007. ” Les projets qui ont été annoncés aujourd’hui placeront le Canada parmi les chefs de file mondiaux de la production et de l’utilisation de l’éthanol, a déclaré le ministre des Ressources naturelles du Canada, l’honorable R. John Efford, depuis sa circonscription de Terre-Neuve-et-Labrador. L’essor de cette industrie et le succès du PEME montrent comment nous pouvons travailler de concert pour améliorer la situation de notre environnement et créer de nouveaux débouchés économiques pour les Canadiens. ” L’expansion de l’offre d’éthanol-carburant permet d’aborder les changements climatiques. L’éthanol est un carburant renouvelable qui peut être produit à partir de céréales ou d’autres végétaux. L’ajout d’éthanol à de l’essence permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées au secteur des transports. Tous les véhicules fonctionnant à l’essence construits depuis les années 1980 peuvent utiliser de l’essence qui contient jusqu’à 10 % d’éthanol, un mélange déjà disponible dans plus de 1 000 points de vente au détail du Canada. Accroître la production d’éthanol offre aussi de nouvelles possibilités de croissance économique, surtout pour les collectivités rurales. Cela augmentera les occasions de diversifier les activités agricoles au Canada afin de créer nouveaux marchés pour les produits agricoles et faire renaître ces collectivités. Outre les projets de production d’éthanol à partir de grains (dont le blé et le maïs), le gouvernement du Canada collabore avec l’industrie au développement et à la commercialisation de nouvelles techniques de production à partir de résidus agricoles (notamment la paille et les tiges de maïs) et de sous-produits forestiers. L’éthanol ainsi produit devrait réduire encore davantage les émissions de GES. Le Programme d’expansion du marché de l’éthanol, de 118 millions de dollars, s’inscrit dans une stratégie plus vaste de carburants renouvelables qui comprend des fonds pour la recherche et le développement, des exonérations pour la taxe fédérale d’accise sur le carburant et des activités de sensibilisation des consommateurs. L’approche du gouvernement du Canada en matière de changements climatiques se fonde sur des décisions judicieuses pour le pays, afin que les mesures prises favorisent l’atteinte de ses objectifs à long terme qui consistent à bâtir une économie durable pour le XXIe siècle, à assainir l’environnement et à créer des collectivités fortes tout en affirmant la position du Canada sur la scène internationale. Le financement original de ce programme provient du budget fédéral de 2003 et s’inscrit dans la ligne de l’engagement du gouvernement du Canada d’aborder les changements climatiques.
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La bagasse, une double application industrielle : sucre et électricité
27.11.2006 par Marc latour.
ECONOMIE-MAURICE :
Aider l’industrie du sucre à retrouver sa douceur
Nasseem Ackbarally
PORT LOUIS , 13 nov (IPS) - Le gouvernement mauricien s’est lancé dans une campagne pour transformer son industrie du sucre au moment où les prix du sucre chutent sur le plan international, conduisant à une perte de recettes de devises étrangères pour le pays. Les prix du sucre devraient chuter de 36 pour cent dans les trois prochaines années. En réponse, le ministre de l’Industrie agricole, Arvin Boolell, essaie de convaincre de grands et petits exploitants agricoles, des propriétaires d’usines et des institutions dans l’industrie sucrière qu’ils n’ont d’autre choix que celui de réformer leurs pratiques.
Boolell est en train de faire pression pour une réduction des coûts de production tout en encourageant les économies d’échelle. Il espère atteindre ces dernières en regroupant de petites fermes pour améliorer la productivité.
Au même moment, le gouvernement fait la promotion de la production d’électricité à partir de la bagasse, un résidu de la canne à sucre, et la production de l’éthanol qui est mélangé avec du pétrole pour être utilisé dans des véhicules.
”Il faut une croisade nationale pour sauver notre industrie”, a déclaré Boolell. ”Nous perdons environ quatre milliards de roupies (à peu près 125 millions de dollars) par an en devises étrangères à cause de la baisse des prix”.
En moyenne, l’industrie apportait précédemment autour de 306 millions de dollars de devises étrangères par an.
Aujourd’hui, Maurice exporte environ 505.000 tonnes de sucre brut vers l’Union européenne dans le cadre d’un accord commercial préférentiel, à peu près 30.000 tonnes vers les Etats-Unis et quelque 54.000 tonnes d’autres produits dérivés du sucre vers des acheteurs dans des pays européens.
Le gouvernement a bien fait comprendre aux producteurs que, sur le plan international, le marché du sucre n’est plus un marché de vendeur, mais un marché d’acheteur. Cela signifie que les acheteurs dictent les prix.
Si l’industrie n’arrive pas à avoir de bons résultats et à devenir compétitive, ajoute Boolell, les concurrents de Maurice vont prendre la tête. L’industrie du sucre, qui a été l’épine dorsale de l’économie mauricienne pendant des décennies, va s’effondrer — quand bien même les exportations pourraient continuer à apporter des devises étrangères pendant plusieurs années à l’avenir.
Le gouvernement est également préoccupé au sujet des 60.000 personnes qui tirent leur revenu directement ou indirectement de cette industrie.
Par conséquent, il envisage de soutenir l’industrie du sucre tout en faisant la promotion de produits alternatifs liés à la production sucrière. Les années précédentes, seul le sucre était produit à partir de la canne et l’électricité générée de la bagasse était juste suffisante pour faire tourner les fabriques de sucre.
Depuis 2002, l’industrie produit de l’électricité pour le réseau national du pays. Actuellement, elle fournit environ 40 pour cent de la consommation électrique totale sur l’île, en utilisant de la bagasse combinée avec du charbon importé de Mozambique.
Avec l’ouverture l’année prochaine d’une deuxième centrale électrique, actuellement en construction dans le sud de l’île, entre 60 et 70 pour cent de l’électricité seront générés de la bagasse et du charbon.
La mélasse, créée à partir du sucre durant le processus de raffinage, est actuellement utilisée pour produire de l’éthanol. Une distillerie dénommée Alcodis a augmenté sa production annuelle d’éthanol de quelques millions de litres à 30 millions de litres pour le marché de l’exportation.
L’éthanol est en train d’être mélangé avec du pétrole pour faire tourner des voitures sur l’île. Une autre distillerie sera commandée bientôt.
L’autre initiative est de centraliser et de moderniser des usines de fabrication de sucre pour réduire leur nombre de 11 à un maximum de cinq au cours des prochaines années. Pour rendre cela possible, un projet de retraite volontaire a été lancé pour des travailleurs ayant plus de 50 ans. Jusqu’ici, environ 8.000 travailleurs ont accepté cette offre.
Une idée analogue est de réunir les 28.000 petits agriculteurs qui produisent environ 30 pour cent du sucre pour les rendre plus compétitifs. ”L’avenir de l’industrie dépend de ces petits fermiers puisque les grandes terres de production de sucre ont déjà atteint leur maximum en terme de productivité”, affirme Guirdharry Jugessur, un petit fermier qui est également président de la Fédération des coopératives agricoles de Maurice.
Les petits fermiers utilisent actuellement 21.000 sur les 72.000 hectares de terre de culture de canne. Leurs produits vont du sucre à l’électricité en passant par l’éthanol.
Déjà lancé, le projet de rassemblement vise à regrouper des lopins de terre allant jusqu’à 10 hectares en parcelles plus grandes, de 20 hectares ou plus. L’idée est d’améliorer les économies d’échelle dans la production de canne et de sucre. La superficie ciblée est de 12.000 hectares.
Ce projet implique la mécanisation de toutes les pratiques, y compris la récolte de la canne, l’irrigation et la préparation du sol. Les champs seront repiqués avec des variétés de canne ayant des rendements plus élevés. Tous les intrants, y compris les engrais, l’herbicide et d’autres composantes, seront fournis gratuitement.
L’accroissement attendu en production de canne et de sucre est autour de 20 pour cent, tandis que le coût de production diminuera de 20 pour cent.
De petits fermiers devront s’engager eux-mêmes à continuer par produire de la canne sur leurs terres pendant un cycle de culture de sept ans. La propriété des terrains individuels dans la zone regroupée sera conservée durant le premier cycle de culture de sept ans.
Le sucre a été associé à Maurice pendant 367 ans et a façonné l’histoire et la culture de l’île. Couvrant plus de 40 pour cent de la superficie de l’île, cette industrie a fait de l’île ce qu’elle est aujourd’hui.
Pendant plusieurs années, l’île a bénéficié d’un prix élevé du sucre dans le cadre des accords commerciaux préférentiels avec l’Europe. Le prix du sucre était trois fois supérieur au prix sur le marché mondial. Les recettes ont été utilisées pour diversifier l’économie mauricienne en pénétrant le tourisme, les textiles et les services financiers.
Mais, Boolell soutient que les Mauriciens ”devraient arrêter de regarder en arrière. Nous devons aller de l’avant et changer nos mentalités. Nous avons besoin de tout le monde dans cette industrie, non seulement pour sauver le secteur, mais pour transformer le sucre en un véritable or vert’’.
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Biéthanol E85 - La Charte de l’avenir
21.11.2006 par N.M..
Certains constructeurs automobiles, l’Etat français et d’autres acteurs de la filière énergétique ont signé une charte qui annonce l’émergence d’un marché privilégiant l’utilisation de l’E85. Détails.
Les constructeurs à avoir signé la charte sont : PSA, Renault, Ford, Volvo et Saab. Ceux-ci ont apposé leur signature à côté de celles de l’Etat, des représentants agricoles, des distributeurs et des entreprises pétrolières.
Les constructeurs s’engagent ainsi à développer leur gamme biéthanol E85 dès 2007. L’Etat, quant à lui, promet d’autoriser l’usage de l’E85 pour les particuliers et à s’équiper à hauteur de 15% de véhicules fonctionnant à l’E85 pour sa propre flotte d’ici la fin 2007 et de parvenir à un taux de 30% en 2008. Les distributeurs, enfin, s’engagent à établir 500 à 600 points de vente d’E85 sur le sol français d’ici 2010.
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MADAGASCAR : de l’éthanol produit à Toamasina
21.11.2006 par N.M..
c’est parti! La pose de la première pierre de l’usine de fabrication de l’éthanol a eu lieu mercredi dernier à Toamasina. La production serait assurée par l’entreprise Chandi Oil Compagny Mauritius, qui apportera la technologie et la société malgache GEAR (Georges Ernourld Andrianarivony). La première production est attendue au mois d’avril 2007.
Environ 27 millions de litres par an, soit 90.000 litres par jour seront produits. 80% de cette production seront achetés par le groupe Vertical qui vendra par la suite aux gros utilisateurs comme les États-Unis, l’Inde, le Norvège et au Brésil. Les 20% restant seront mis en vente sur le marché local. De plus, elle fournira des matières premières aux opérateurs désireux d’œuvrer dans le secteur.
La production d’éthanol permettra d’atténuer la flambée du prix du pétrole. 10 à 15% de l’éthanol seront combinés avec de l’essence ordinaire, mais si on veut l’utiliser à 85%, il faudrait un moteur adapté. En effet, sur le marché mondial, le litre serait vendu à 0,7 dollar tandis que sur le marché local, son prix est envisagé entre 660 ariary à 880 ariary.
De nombreuses activités pourraient en découler de cette production. Tout d’abord, la plantation de canne à sucre industrielle. En effet, une usine d’éthanol devrait disposer de plus de 4 500 hectares de canne à sucre. En outre de la plantation, les opérateurs pourraient s’activer dans la production d’énergie électrique et d’énergie domestique.
En plus de l’unité implantée à Toamasina, deux seront implantées à Majunga, une à Farafangana, une dans l’Atsimo-Atsinanana, une à Nosy-be et une autre à Moramanga. La gestion de ces dernières serait assurée par le Groupe Raveloson.
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Bush prône l’indépendance énergétique
19.11.2006 par N.M..
Dans son discours annuel sur l’état de l’Union, le président américain a décidé qu’en 2025, les importations de pétrole en provenance du Moyen-Orient auront diminué de 75%. Il s’agit pour les Etats-Unis de moins dépendre d’une région «instable». Les énergies alternatives et le nucléaire vont être développés. Des mesures qui rejoignent la lutte contre l’effet de serre.« Nous avons un grave problème : l’Amérique est trop dépendante du pétrole qui vient souvent de régions instables du monde », a déclaré George W. Bush au cours de ce discours annuel. Des statistiques récentes montrent d’où vient le pétrole consommé aux Etats-Unis : Canada (numéro un), puis Mexique, Arabie Saoudite, Nigeria et Venezuela. Ces cinq pays représentent 67% des besoins américains.
L’Arabie Saoudite est le pays essentiellement visé par cette volonté de réduire les importations. Diminuer des trois-quarts la quantité importé de cette région du monde représentera un défi pour l’économie américaine. Le président Bush a d’ailleurs souligné que « garder l’Amérique concurrentielle demandera une énergie bon marché ». Actuellement, sans qu’il y ait de problème d’approvisionnement, les Américains sont déjà confrontés à l’augmentation du prix du baril. Les cours restent en permanence élevés sur les marchés mondiaux. Et l’essence a fortement augmenté, provoquant le mécontentement des automobilistes américains.
Pour dépendre moins du pétrole venant de l’étranger, les Etats-Unis vont donc relancer le nucléaire et développer des sources d’énergie alternatives. Dans son discours, le président Bush a déclaré : « La meilleure voie pour mettre fin à notre dépendance est la technologie. Depuis 2001, nous avons dépensé plus de 10 milliards de dollars pour développer des sources d’énergie plus propres, meilleur marché et plus fiables et nous sommes au seuil d’avancées extraordinaires ». Le chef de l’Etat américain fait allusion à la mise au point du moteur à hydrogène. La recherche avance à grand pas mais aucun prototype ne fonctionne encore avec cette nouvelle source d’énergie. Les spécialistes l’estiment prometteuse bien que sa mise au point pose encore de multiples problèmes. Cette innovation technologique, aussi bien aux Etats-Unis que dans le reste du monde, sera décisive. Car s’il existe de multiples solutions pour produire de l’électricité ou du chauffage sans passer par le pétrole, pour le moment, les transports restent totalement dépendants de cette énergie fossile.
L’hydrogène, l’éthanol
Autre solution évoquée par le président américain pour échapper aux carburants fabriqués avec du pétrole : l’éthanol. George W. Bush appelle au développement de ce carburant végétal, « non seulement à partir du maïs, mais aussi de copeaux de bois, de plantes, d’herbes ». La biomasse pourrait donc sortir de la confidentialité et produire une partie des carburants. Le Brésil a montré, après le premier choc pétrolier de 1973, que des céréales transformées en alcool peuvent servir de carburant et réduire la dépendance au pétrole. Autres avantages, ces essences à base de végétaux sont renouvelables. La culture de ces plantes donne de nouveaux débouchés aux agriculteurs. Et en plus, ces essences ne polluent pas. « Notre but est de rendre ce genre d’éthanol utilisable et compétitif en moins de six ans », a précisé le président américain.
Dans son discours sur l’état de l’Union, George W. Bush a également annoncé une augmentation de 22% des fonds consacrés à la recherche sur les énergies non polluantes. Il s’agit du charbon propre, un procédé qui consiste à capter le gaz carbonique au moment de la combustion, avant qu’il ne s’échappe dans l’atmosphère. Comme les Européens, les Américains ont un important programme de recherche dans ce domaine. Le solaire et l’éolien devraient également se développer. Confrontée à des problèmes de pollution chronique et à un déficit en énergie, la Californie est déjà très engagée dans ces filières.
Le dernier volet de ce programme de développement d’énergies non fossiles est le nucléaire. Le président Bush souhaite la relance de cette «énergie propre et sûre ». Les Etats-Unis n’ont pas construit de nouvelle centrale nucléaire depuis l’accident de Three Mile Island, en 1979. Périodiquement, Washington annonce le redémarrage d’un programme nucléaire civil mais aucun projet n’a encore vu le jour.
Un plan bon pour la planète
En réduisant la part du pétrole dans leur approvisionnement énergétique, les Etats-Unis vont faire d’une pierre deux coups. S’ils parviennent à utiliser moins d’énergie fossile, leur part dans la pollution atmosphérique diminuera d’autant. « Notre pays peut améliorer de manière spectaculaire notre environnement, dépasser une économie basée sur le pétrole et faire de notre dépendance à l’égard du pétrole du Moyen-Orient une chose du passé », a résumé le président Bush.
La plupart de ces orientations concernant la stratégie énergétique américaine figurent déjà dans la loi sur l’énergie adoptée par le Congrès en août 2005. « Le président doit en finir avec des promesses creuses et agir véritablement pour réduire notre dépendance à l’égard du pétrole étranger, l’avenir des Etats-Unis en dépend », a commenté le démocrate Ed Markey, élu du Massachusetts à la Chambre des représentants.
Autre commentaire, celui du sénateur démocrate de New York, Chuck Schumer : « Le président a déclaré que les Américains étaient dépendants du pétrole, mais son administration est dépendante des compagnies pétrolières et nous n’arriverons jamais à cette indépendance énergétique tant que l’administration n’aura pas brisé sa dépendance ». L’opposition démocrate doute de la sincérité du président américain, issu des milieux pétroliers texans. George W. Bush a la réputation d’agir sous l’influence du lobby pétrolier.
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Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie, 07/06/2006 : Installation du groupe de travail “Flex fuel 2010″ (bio ethanol E 85)
18.11.2006 par N.M..
Thierry BRETON confie à Alain PROST le pilotage du groupe de travail
en charge du plan Flex Fuel 2010

Thierry Breton, ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie, a installé ce jour en présence de Dominique BUSSEREAU, ministre de l’Agriculture et de la pêche, le groupe de travail sur le développement de la filière Flex Fuel à l’horizon 2010. L’ensemble des parties prenantes étaient représentées : le secteur automobile, le secteur pétrolier, le monde agricole, les associations de consommateurs ainsi que les administrations concernées.
Le ministre a confié à Alain Prost la présidence de ce groupe de travail. Il préparera pendant l’été un plan d’action permettant à l’horizon 2010 à chaque Français qui le souhaite de pouvoir choisir d’acheter et d’utiliser sans contrainte un véhicule roulant indifféremment soit à l’essence comme aujourd’hui soit au bioéthanol (E85).
Ce plan d’action devra définir les modalités de développement d’une véritable filière industrielle française du bioéthanol, en fédérant les énergies de manière à ce que chaque acteur puisse bâtir sa propre stratégie avec une visibilité totale.
Concernant les véhicules Flex Fuel, le plan permettra de tracer les grandes lignes de la stratégie des constructeurs et le calendrier indicatif de mise sur le marché de nouveaux modèles d’ici 2010. Pour sa part, le Gouvernement s’engagera à accompagner cette stratégie par la mise en place des réglementations et normes techniques nécessaires.
Concernant le carburant, la filière agro-industrielle élaborera le plan de mobilisation de ses capacités de production d’éthanol et sa stratégie de montée en puissance. En lien avec le secteur pétrolier, les pouvoirs publics définiront les spécifications du nouveau carburant E85 et les mesures d’accompagnement.
Concernant la distribution du produit, les opérateurs définiront leur stratégie de déploiement d’un réseau de pompes vertes sur l’ensemble du territoire français à l’horizon 2010, ainsi que les modalités de diffusion de ce nouveau carburant auprès du consommateur.
A la lumière des conclusions du groupe de travail, le Gouvernement s’engagera à adopter toutes les mesures législatives et règlementaires qui pourront également être nécessaires afin d’assurer la pleine réalisation de ce plan Flex Fuel 2010.
Le ministre a salué la volonté de l’ensemble des acteurs de participer activement à la réalisation de ce plan et a remercié tout particulièrement Alain PROST d’avoir accepté de mettre son expérience et son dynamisme au service de cette grande ambition pour la France et pour nos concitoyens. Il a fortement encouragé tous les participants à faire preuve d’initiatives en ce sens, afin de préparer le pays à “l’après-pétrole” et de favoriser notre indépendance énergétique.
Le ministre a par ailleurs indiqué que le développement d’autres carburants à haute teneur en biocarburants, et notamment le B30 pour la filière gazole, serait naturellement encouragé dans le cadre du plan biocarburants déjà engagé par le Gouvernement.
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Total se lance…
17.11.2006 par Marc latour.
Superéthanol E85 : Total signe la charte pour le développement de la filière en France
Total à signé le 13 Novembre 2006 à l’hôtel Matignon la « charte pour le développement de la filière Superéthanol E85 » en France. Le Groupe s’engage ainsi à déployer 200 à 275 points de vente équipés, soit plus de 40% du nombre de stations jugées nécessaires par la mission Prost à l’horizon de fin 2007, en France.
Ce déploiement confirme la volonté de Total de maintenir sa position de leader pour la distribution de biocarburants en France et en Europe.
Ce nouveau carburant (mélange à haute teneur d’Ethanol jusqu’à 85%) permettra aux voitures flexfuel de rouler indifféremment à l’E85, à l’essence ou à tout mélange de ces deux produits. Total, pionnier et leader dans le domaine des biocarburants en France, distribue depuis 1993 des biocarburants incorporés dans les carburants qu’il commercialise dans ses stations-service.
(Source : Service Presse du Groupe)
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